VIDEO. Les fermetures de maternités remises en question

Retour sur la fermeture de la maternité de La Seyne-sur-Mer et le combat perdu d'un maire varois qui a tenté de sauver son établissement. Un cas symbolique de la lutte contre les déserts médicaux.

France 2 - Frédérique Prabonnaud

FRANCE - Une femme de 35 ans a perdu son enfant vendredi alors qu'elle se rendait à la maternité de Brive, à plus d'une heure de chez elle dans le Lot, un drame qui relance le débat sur la désertification médicale en milieu rural.

La DREES (le service de statistiques des ministères sociaux) a réalisé une étude sur le sujet. Publiée en octobre, elle révèle que le nombre d'accouchements a augmenté de 5% entre 2001 et 2010 (790 000 en 2010), alors que dans le même temps un cinquième des maternités a fermé. Depuis 1975, leur nombre a ainsi considérablement diminué, passant de 1 370 à 535 en 2010. Et ce sont les petites maternités, d'en moyenne vingt lits et qui avaient une faible activité, qui ont fermé. Comme à Figeac, dans le Lot.

La Coordination nationale pour la défense des hôpitaux et maternités de proximité exige un moratoire sur les fermetures de maternités. Selon son président, Michel Antony, interrogé par l'AFP, entre huit et neuf départements ne disposent plus que d'une seule maternité, et la région parisienne et le Sud-Est ne sont pas épargnés par ces suppressions de services de proximité, à l'image des menaces pesant sur la maternité des Lilas ou de la fermeture en mars de la maternité de La Seyne-sur-Mer (Var). Retour sur le combat perdu d'un maire varois qui a tenté de sauver la maternité de sa commune.

Le maire de La Seyne-sur-Mer, Marc Vuillemot, est assis devant sa tente plantée à l\'entrée de la maternité de la ville, le 06 mars 2012, où il a décidé de dormir, pour protester contre la fermeture prochaine de l\'établissement et le transfert du site d\'accouchement à Toulon.
Le maire de La Seyne-sur-Mer, Marc Vuillemot, est assis devant sa tente plantée à l'entrée de la maternité de la ville, le 06 mars 2012, où il a décidé de dormir, pour protester contre la fermeture prochaine de l'établissement et le transfert du site d'accouchement à Toulon. (ANNE-CHRISTINE POUJOULAT / AFP)