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Vidéo Le boss des maths : Alexandre Grothendieck est décédé

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France 3
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Alexandre Grothendieck, mathématicien de génie qui refusa en 1966 la médaille Fields, est mort.

Le grand public ne le connaissait pas, pourtant Alexandre Grothendieck était comparé à Einstein. Il vivait reclus en Ariège, à Laserre. Il gardait sa porte close et ne recevait que sur rendez-vous.

"Il vivait en ermite on le voyait jamais, même pas dehors. On disait qu’il vivait la nuit", explique un voisin. "Beaucoup d’étrangers sont venus. Des Chinois, des Japonais, des Américains, ils essayaient de lui parler, mais jamais il n’acceptait de leur adresse la parole", explique un autre villageois.   

Alexandre Grothendieck laisse derrière lui plus de 20 000 pages de notes 

Car Alexandre Grothendieck fascine, même reclus depuis les années 90, il reste un génie des mathématiques du XXème siècle. "Au moment de lui faire soutenir sa thèse, on avait le choix entre six travaux dont chacun était suffisant pour faire une thèse", explique Pierre Cartier, mathématicien CNRS.

Visionnaire, prodige, il résout en quelques mois ce que d’autres mettent des années à étudier. L’homme révolutionne la géométrie algébrique, récompensé par la médaille Fields en 1966, il la refuse. Dans les années 70, il quitte même l’institut des Hautes Études scientifiques, quand il apprend que le ministre de la Défense le finance.

"Il a commencé à se brouiller avec tout le monde. Son activité mathématique a peu à peu laissé de la place à une activité militante, assez naïve aussi", raconte Roman Ikonicoff, docteur en histoire des sciences, journaliste Science et Vie. Alexandre Grothendieck laisse derrière lui plus de 20 000 pages de notes.

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