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Vendredi 13, le jour des superstitieux

Pour la Française des Jeux (FDJ), cette date est une aubaine : chaque semaine avec un vendredi 13 enregistre 8 millions de joueurs, contre 4 millions habituellement. 

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France Télévisions
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Un panneau de la Française des Jeux (FDJ), place de l'Opéra, à Paris, le 12 janvier 2012.  (JS/nm/AFP ImageForum)

Trouver un trèfle à quatre feuilles, voir une étoile filante, glisser une patte de lapin dans sa poche, toucher du bois : les millions de Français superstitieux vont avoir fort à faire avant de jouer au Loto ou à l'Euro Millions vendredi 13 janvier. Et pour la Française des Jeux (FDJ), ce jour est une aubaine : chaque semaine avec un vendredi 13 enregistre 8 millions de joueurs contre 4 millions habituellement. Au PMU, on enregistre une hausse de 10 % des paris hippiques chaque vendredi 13. 

L'Etat, qui empoche chaque année 5 milliards d'euros d'impôts prélevés sur les jeux d'argent, sera le premier bénéficiaire des superstitions de nombreux français. D'autant plus que 2012 compte trois vendredis 13 : les 13 janvier, 13 avril et 13 juillet, une série exceptionnelle déjà vue en 1998 et 2009, mais qui ne reviendra qu'en 2015 et 2026. Pour marquer cette série, la Française des Jeux (FDJ) proposera vendredi un Super Loto avec une cagnotte de 13 millions d'euros. Le même jour, Euro Millions mettra en jeu 28 millions d'euros.

• Pourquoi une telle superstition ?

La superstition liée au vendredi 13 est apparue en France dès le XVIIIe siècle, selon Héloïse Mozzani, auteur du Livre sur les superstitions (Robert Laffont). Elle associe les croyances relatives au vendredi  : jour de la passion du Christ, jour où l'on pendait les condamnés au XVIIe et celles au chiffre 13 : les treize participants à la Cène, le chapitre 13 de l'Apocalypse, dans la Bible, qui raconte l'arrivée de la Bête.

Le vendredi est aussi lié, selon Héloïse Mozzani, à une série de tabous ancestraux : un marin ne prend pas la mer ce jour-là, on ne se marie pas un vendredi. De même, le 13 ne figure pas sur les numéros de rues de certaines villes et, pendant très longtemps, le service de cardiologie d'un grand hôpital parisien n'a jamais eu de chambre 13.

Selon un sondage TNS Sofres de février 2009, les Français sont deux fois plus nombreux à se déclarer superstitieux que chanceux. Si pour 77 % des personnes interrogées, un vendredi 13 est "un jour comme les autres", pour 17 % c'est "un jour de chance" et pour 6 % "un jour de malchance".

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