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Un convoyeur de fonds a été tué et deux autres blessés dans une attaque à l'explosif mercredi à Orly-Ville

Les malfaiteurs ont également pris brièvement un passant en otage et tirant sur la police pour couvrir leur fuite.Le convoyeur est mort dans l'explosion de la porte du centre-fort de la société Temis, bâtiment situé dans une zone pavillonnaire de la ville où sont triés les billets et où les fourgons blindés viennent s'approvisionner.
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une voiture incendiée sur le site de l'attaque du siège de la société de sécurité Temis à Orly-ville, au sud de Paris (AFP PHOTO THOMAS SAMSON)

Les malfaiteurs ont également pris brièvement un passant en otage et tirant sur la police pour couvrir leur fuite.

Le convoyeur est mort dans l'explosion de la porte du centre-fort de la société Temis, bâtiment situé dans une zone pavillonnaire de la ville où sont triés les billets et où les fourgons blindés viennent s'approvisionner.

Un commando d'une dizaine d'hommes armés de fusils d'assaut, dont certains étaient cagoulés et habillés en policiers, a pénétré avant 6h dans le dépôt d'argent liquide de la société Temis.

Le montant du butin n'a pas été évalué dans l'immédiat, a-t-on précisé de source policière. Les forces de l'ordre sont arrivées rapidement sur les lieux. Les malfaiteurs ont tiré dans leur direction avec des kalachnikov pour prendre la fuite.

Ils avaient pris soin de barrer la rue avec des véhicules enflammés pour retarder l'arrivée des policiers. Les malfaiteurs sont repartis à bord de deux véhicules.

"L'attaque d'un centre-fort, bâtiment où les fourgons viennent chercher l'argent, est assez rare. Il s'agit manifestement de malfaiteurs chevronnés", a-t-on souligné de source proche de l'enquête, confiée à la Brigade de répression du banditisme.

"Nous avons fait l'objet d'une attaque à main armée d'une très, très grande violence", a souligné sur place le directeur général de Temis France, Gilles Goudron, ajoutant qu'une cellule psychologique avait été mise en place.

"C'est du gros banditisme, attaquer le siège d'une société de convoyage, c'est une autre ampleur. D'habitude, ce sont des camions qui sont attaqués pas le bâtiment en lui-même", a déclaré Luc Poignant, du syndicat SGP Police. "Ce sont des professionnels et ça prouve leur détermination. Ils sont prêts à faire n'importe quoi pour de l'argent, jusqu'à tuer des hommes", a observé Noham Etissier, du syndicat Alliance.

Il s'agit du premier meurtre d'un convoyeur depuis 2007. En août de cette année là, deux convoyeurs de fonds de cette même société Temis avaient été attaqués à Ivry-sur-Seine par deux ou trois hommes, qui n'avaient rien emporté.

Le 29 novembre 2007, un convoyeur de la Brink's avait été tué par balles lors de l'attaque d'un fourgon blindé dans le XXe arrondissement à Paris. Les malfaiteurs s'étaient enfuis sans butin.

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