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Un bailleur social demande à ses locataires de ne pas nourrir les SDF

La note d'information défendait aux habitants de venir en aide aux sans-abri, dans un ensemble immobilier de Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis). Face au tollé, le bailleur a présenté ses excuses.

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France Télévisions
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Un octogénaire fait la quête dans les rue de Paris, en novembre 2014. (JOEL SAGET / AFP)

La note d'information laisse pantois de nombreux habitants. Le bailleur social de la municipalité de Saint-Ouen enjoint ses locataires du 41, rue Dhalenne de ne pas nourrir les sans-abri, sous peine d'être exposés à une "procédure d'expulsion". La sanction peut être appliquée "si vous fournissez à des sans-abri tout élément de 'logistique' ou si vous les nourrissez, les incitant par là-même à demeurer sur les lieux squattés", précise le document.

"On ferait le même texte pour les pigeons", s'est indigné Jean-Baptiste Eyraud, président de l'association Droit au logement, au micro de France Info. "Un bailleur social se permet de traiter en quelque sorte des êtres humains comme des animaux et en plus, il menace les locataires de représailles si jamais ils font acte de solidarité." Plusieurs élus locaux ont également protesté, à commencer par Karim Bouamrane, secrétaire de la section locale du PS. 

Vendredi soir, le maire UDI William Delannoy, a finalement qualifié condamné "le caractère odieux de ces propos", rapporte Le Parisien.

Le bailleur social a fini par présenter ses excuses

Face au tollé suscité par sa note d'information, le bailleur social Saint-Ouen Habitat public a présenté ses excuses. Un texte a été affiché dans plusieurs halls, afin de regretter une "communication extrêmement maladroite", qui ne "reflète absolument pas la position des instances dirigeants de Saint-Ouen Habitat Public".

Pour expliquer cette requête inhabituelle, le directeur général Arnaud Bonnier évoque toutefois la présence de trafiquants de drogue dans l'ensemble d'immeubles concerné.

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