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Sept gendarmes mis en examen pour "arrestation arbitraire"

En novembre 2010 dans l'Allier, un syndicaliste avait été retenu dans une gendarmerie alors qu'il comptait manifester en marge d'une visite de Nicolas Sarkozy dans le département.

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France Télévisions
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Frédéric Le Marrec, syndicaliste retenu contre son gré par la gendarmerie le 25 novembre 2010, lors de la visite officielle de Nicolas Sarkozy. (REMI DUGNE / LA MONTAGNE / MAXPPP)

C'est une affaire embarassante pour la Gendarmerie et pour la préfecture de l'Allier. Le 25 novembre 2010, Frédéric Le Marrec prétend avoir été retenu contre son gré dans les locaux de la gendarmerie du Mayet-de-Montagne (Allier). Le syndicaliste Sud comptait alors rejoindre un cortège de protestataires décidés à se faire entendre lors de la visite officielle de Nicolas Sarkozy dans le département.

Le journal La Montagne révèle que les septs gendarmes qui ont retenu Frédéric le Marrec à la gendarmerie du village, où il a passé plusieurs heures, ont été mis en examen pour "atteinte à la liberté individuelle". Le syndicaliste dénonce une interpellation, puisqu'il ne pouvait pas quitter la brigade. Pierre Monzani, le préfet de l'Allier, proche de Brice Hortefeux, évoque lui une invitation à "prendre le café". C'est ce qu'ils ont déclaré aux journalistes de France 3 Auvergne :

IMAGES FRANCE 3 Auvergne

Quelques jours après l'incident, Frédéric Le Marrec avait porté plainte contre X pour "arrestation arbitraire". Un an après les faits, les sept gendarmes sont suspectés d'avoir été impliqués dans la chaîne de commandement qui a conduit à l'arrestation abusive du syndicaliste.

Comme le relatait Le Monde du 8 décembre 2010, ce serait en fait le préfet Pierre Monzani qui aurait ciblé Frédéric Le Marrec, figure du militantisme local, lors de la réunion de préparation de la visite présidentielle. Selon des sources proches des gendarmes, il aurait déclaré  : "Si à 9 h 30 il va pisser, il faut que je le sache". Les gendarmes auraient alors strictement appliqué la consigne. A l'époque, le préfet avait démenti, arguant que le militant voulait sûrement "se faire de la publicité dans le milieu syndicaliste." 

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