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Sarkozy et Borloo enfin réunis

Le président candidat doit se rendre à Valenciennes, vendredi, dans le fief nordiste de son ancien ministre. Le leader du Parti radical a fait savoir la veille qu'il soutenait le candidat UMP pour la présidentielle.

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France Télévisions
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Jean-Louis Borloo et Nicolas Sarkozy lors d'un déplacement à Licourt, près d'Amiens (Somme), le 5 avril 2011. (PASCAL ROSSIGNOL / POOL)

L'événement doit officiellement marquer la réconciliation entre Nicolas Sarkozy et Jean-Louis-Borloo. Le président candidat doit aller, vendredi 23 mars, à Valenciennes (Nord) pour un déplacement de campagne consacré à la rénovation urbaine. Il se rend ainsi dans le fief de son ex-ministre et ancien maire de la ville qui doit le rejoindre pour l'occasion.

En effet, l'ancien ministre de l'Ecologie a fait savoir, jeudi dans une interview au Figaro, qu'il ralliait le candidat dans l'UMP. "Je m'engage aujourd'hui auprès de lui pour une France juste et pour peser sur le projet avant le premier tour. J'y mettrai toute mon énergie et toute ma force. Je le fais sans état d'âme et sans rien renier de ce que je suis et de ce que je crois", a expliqué le président du Parti radical. Il s'est dit également convaincu que le président candidat était en mesure de gagner.

Borloo pose cinq réserves à son engagement

L'ancien ministre, qui a un temps pensé à se présenter à la présidentielle, explique dans Le Figaro que le président a fait, ces derniers temps, "plus que des pas" en direction des radicaux. Il cite en exemple l'impôt contre l'exil fiscal. Toutefois, Jean-Louis Borloo détaille cinq priorités qu'il souhaiterait voir prises en compte dans le programme du président candidat. "Pas des conditions", précise-t-il mais "l'expression de notre sensibilité complémentaire". Au menu : "une deuxième chance pour les familles surendettées", "le soutien aux élèves en difficulté dans le primaire" ou encore "aider les salariés précaires à accéder au logement".

"On est maintenant à l'heure des choix. Il faut construire une France forte et juste qui s'adapte au monde nouveau", fait valoir Jean-Louis Borloo qui n'entend pas ménager sa peine dans la campagne maintenant qu'il a annoncé son soutien : "Je prends mon temps mais quand je m'engage je vais jusqu'au bout".

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