Marseille : quand la fourrière profite au secteur privé

Déficitaire depuis plusieurs années, la fourrière de la ville de Marseille va être privatisée sous peu.

À Marseille, il fait presque partie de la carte postale : le stationnement anarchique est une spécialité locale. La deuxième ville de France devrait alors être une mine d'or pour la fourrière municipale. Et pourtant, malgré le ballet incessant de dépanneuses, la fourrière de Marseille perd beaucoup d'argent : plus d'un million et demi d'euros l'an dernier. Pour redresser la barre, la mairie a décidé de la privatiser.

"Nous n'avons pas été à la hauteur"

Pour gagner en productivité, la mairie avait déjà étendu les horaires des employés de la fourrière la nuit et le weekend, sans parvenir à redresser les comptes. Alors privatiser un service déficitaire suffira-t-il à le rendre rentable ? Oui selon la mairie, qui fait un aveu d'échec : "Nous n'avons pas été bons et à la hauteur de nos objectifs" , reconnaît Caroline Pozmentier, adjointe au maire (LR) de Marseille. "Nous devons envisager cette solution". En déléguant sa fourrière au privé, la Ville de Marseille s'épargnera de nombreux problèmes de gestion, mais devra aussi faire une croix sur l'essentiel des revenus potentiels.

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Une voiture est emmenée par la fourrière, le 17 octobre 2012, dans le 17e arrondissement de Paris.
Une voiture est emmenée par la fourrière, le 17 octobre 2012, dans le 17e arrondissement de Paris. ( MAXPPP)