Marseille : la présidente LR de la métropole "attend de voir venir" le milliard et demi d'euros annoncé par Emmanuel Macron

"Les projets, on les a", depuis longtemps, fait valoir Martine Vassal. Mais leur réalisation est contrainte par la partie financement, explique-t-elle.

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Radio France
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Martine Vassal, présidente Les Républicains du conseil départemental des Bouches-du-Rhône et de la métropole Aix-Marseille-Provence, le 2 septembre 2021. (GEORGES ROBERT / MAXPPP)

"J’attends de voir venir. Les paroles, cela m'intéresse, mais les actes encore plus", a réagi vendredi 3 septembre sur franceinfo Martine Vassal, présidente Les Républicains du conseil départemental des Bouches-du-Rhône et de la métropole Aix-Marseille-Provence après les annonces d’Emmanuel Macron jeudi à Marseille. L'État apportera environ 1,5 milliard d'euros de financements nouveaux pour la cité phocéenne, principalement pour les transports, mais aussi pour la culture et la sécurité. Le chef de l’État s’est également adressé aux élus en pointant les "chicayas locaux" [querelles] qui bloquent, selon lui, le développement de Marseille.

franceinfo : Vous vous êtes fait remonter les bretelles par le président de la République ?

Martine Vassal : Je ne me suis pas senti visée. C'est Marseille qui est visée. Cela fait trois ans, depuis 2018, que je suis à la tête de cette métropole et que je prône une métropole de projets, une métropole qui donne la proximité au plus près des habitants, c'est-à-dire aux maires. Cette métropole est née en 2016 parce qu'un gouvernement socialiste, à l'époque, c'était François Hollande, n'arrivait pas à faire partir le président du Conseil départemental qui s'appelait Jean-Noël Guérini. Donc, ils ont fait une métropole qui ressemblait au département pour essayer de pouvoir l'absorber. Effectivement, elle est mal née, elle est née au forceps et elle est née de la différence des territoires, avec leurs différences et leurs complémentarités. Donc, oui, il faut changer les choses. Nous le disons et nous sommes tous unanimes. Nous sommes unanimes sur le fait qu'il faut que nous fassions une métropole de projets. C'est même un pléonasme de le dire. La métropole est obligatoirement de projets stratégiques.

1,5 milliard d’euros pour la sécurité, les transports et la santé. C’est une bonne nouvelle ?

J'attends de voir venir. Je comprends que le président de la République fasse des annonces, qu’il fasse un peu sensation, c’est normal. Moi, maintenant, je me suis engagée en politique pour une raison essentielle c'est pour avoir des résultats et être efficace. Donc, les paroles, ça m'intéresse, mais les actes encore plus. J'attends de voir parce que dans cette métropole, qui est une situation géographique fantastique, qui a une position, qui a une taille, qui est une complémentarité de ces territoires qui est phénoménale, effectivement, il faut revenir sur des politiques antérieures où on faisait le tout voiture, où pour se déplacer d'un point A à un point B, il fallait deux heures. Depuis des années, on a un plan. On sait ce qu'on veut faire. On veut développer les transports, on veut améliorer la vie dans les quartiers. On veut que les habitants puissent mieux respirer, mieux se déplacer et bien sûr, faire du développement économique. On a tous les arguments et on a tous les atouts pour le faire.

"Il nous manque effectivement l'engagement de l'État, comme cela a été fait d'ailleurs sur le Grand Paris et sur le Grand Lyon. On ne demande rien de plus."

Martine Vassal, présidente LR du conseil départemental des Bouches-du-Rhône et de la métropole Aix-Marseille-Provence

à franceinfo

Quand vont débuter les travaux du tramway pour désenclaver les quartiers nord de Marseille ?

Le tramway, c'est prévu. Tout dépendra de la somme qui sera versée. Les projets sont là. On les a tracés. Les lignes de tramway, on les vote d'ici la fin de l’année. Mais sur tout le territoire. Bien sûr, qu'il faut désenclaver les quartiers nord, mais il faut aussi désenclaver le territoire. Il faut désenclaver l'Ouest et l'Est. Il faut permettre aussi des bus à haut niveau de service parce que c'est ce qui a été choisi par les maires sur Istres, sur Miramas, sur Aix. Il faut essayer de désenclaver aussi la vallée qui monte jusqu'à Roquevaire parce qu'il y a des embouteillages colossaux tous les jours. Les projets, on les a. On a un timing. Ce timing, il est contraint par la partie financière.

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