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Prothèses : PIP aurait été un des fournisseurs principaux des centres anticancéreux

L'entreprise, accusée d'avoir commercialisé des prothèses mammaires défectueuses, aurait vendu ses produits à des centres anticancéreux jusqu'en 2010, selon "Le Figaro".

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Un médecin ausculte une patiente avant de l'opérer pour lui retirer ses prothèses mammaires PIP, à Nice (Alpes-Maritimes), le 21 décembre 2011. (SEBASTIEN NOGIER / AFP)

La liste des accusations continue de s'allonger pour l'entreprise Poly Implant Prothèse (PIP). Accusé d'avoir commercialisé des prothèses mammaires défectueuses, PIP aurait vendu ses produits à des centres anticancéreux jusqu'en 2010, selon une information du Figaro publiée mercredi 4 janvier.

La grande majorité de ces centres (16 sur 18), dont les plus prestigieux, ont utilisé des prothèses PIP pour les reconstructions mammaires de femmes ayant été atteintes d'un cancer, précise le quotidien. PIP commercialisait une prothèsese asymétrique particulièrement appréciée en chirurgie reconstructrice.

"En général, l'AP-HP préfère ne pas multiplier les fournisseurs et demande donc aux médecins d'en choisir un nombre restreint. PIP a, pendant plusieurs années, été retenu pour approvisionner les trois centres anticancéreux publics de Paris et sa banlieue", indique un chirurgien plasticien au Figaro. "Les prix bas pratiqués par PIP ont sans doute joué dans ce choix", affirme un autre praticien au journal.

L'enquête se poursuit

Annaïck Le Goff, la juge d'instruction marseillaise en charge du dossier des prothèses PIP, s'est par ailleurs déplacée mercredi dans l'ancienne usine de la société à La Seyne-sur-Mer (Var). La juge "souhaitait se rendre sur place pour commencer son instruction, se rendre compte de visu". Elle est repartie des locaux peu avant 17 heures, avec une petite pile de dossiers, selon l'Agence France-Presse.

Les informations du Figaro viennent s'ajouter aux révélations de RTL, lundi 2 janvier. Selon la radio, du Baysilone, une huile de silicone utilisée habituellement comme additif pour carburants, du Silopren ou encore du Rhodorsil, qui servent dans l'industrie du caoutchouc, ont été utilisés dans la composition des prothèses PIP. L'avocat de la société a démenti, mais le plus important distributeur de produits chimiques au monde, Brenntag, et le producteur lyonnais de silicone Bluestar Silicones ont confirmé peu après avoir procuré du silicone industriel à PIP. 

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