Pour le Fonds monétaire international jeudi, la croissance mondiale ne devrait pas dépasser 2,2% en 2009

Le FMI affirme que les pays développés devraient connaître en 2009 la première contraction (-0,3%) de leur PIB depuis 1945.Il prévoyait en octobre 0,5% de croissance dans les pays développés et 3,0% dans le monde en 2009. Dans les économies émergentes et en développement, il anticipe une croissance de 5,1%, un point de moins que ce qui était prévu.

Le FMI affirme que les pays développés devraient connaître en 2009 la première contraction (-0,3%) de leur PIB depuis 1945.

Il prévoyait en octobre 0,5% de croissance dans les pays développés et 3,0% dans le monde en 2009. Dans les économies émergentes et en développement, il anticipe une croissance de 5,1%, un point de moins que ce qui était prévu.

La Chine, toujours selon le FMI, devrait rester l'un des moteurs de la croissance mondiale, avec 8,5% en 2009.

Le FMI a également réduit à 68 dollars sa projection de cours moyen du baril de brut, contre 100 dollars estimés auparavant, et constate que les prix des métaux et des produits alimentaires ont également baissé.

L'organisation basée à Washington a nettement revu en baisse sa prévision de croissance pour les Etats-Unis en 2009, l'activité devant s'y contracter de 0,7%, contre une croissance de 0,1% prévue il y a un mois. Elle a également abaissé celle pour la zone euro en 2009, avec un recul du PIB de 0,5%, contre +0,2% annoncés il y a un mois.

Pour le Fonds, la France devrait aussi connaître la récession en 2009, avec une activité en recul de 0,5%, alors que le fonds estimait jusqu'ici qu'elle pourrait rester modestement en croissance de 0,2%. Le pays le plus durement touché par la crise devrait être la Grande-Bretagne, avec 1,3% de contraction de l'activité en 2009.

Selon le FMI, l'inflation devrait revenir à des niveaux raisonnables en 2009, à 1,4% dans les pays développés après 3,6% en 2008, et 7,1% dans les pays en développement en 2009 après 9,2% en 2008.

"Cependant, ces prévisions sont basées sur les politiques économiques actuelles. Une action mondiale pour soutenir les marchés financiers et fournir une relance supplémentaire et une détente monétaire peut aider à limiter la baisse de la croissance mondiale", a indiqué le Fonds monétaire international.