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Vidéo Polynésie française : référendum, relation avec la métropole, réformes... Trois questions sur la victoire des indépendantistes

Publié Mis à jour
Durée de la vidéo : 2 min
Polynésie française : les indépendantistes remportent les élections territoriales
Article rédigé par France 2 - C. Méral, V. Lucas, V. Chrétien, L. Said-Hachin, Polynésie La Première, N. Leydier, F. Decominck, R. D’Angélo, N. Murviedro
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En Polynésie française, les indépendantistes ont remporté les élections territoriales, dimanche. Un nouveau chapitre de la relation entre Paris et le pouvoir central français s'ouvre désormais.

Le salut de la victoire. Dimanche 30 avril, en Polynésie française, les indépendantistes ont remporté les élections territoriales, au second tour, face aux autonomistes du mouvement Tapura. Cette victoire est portée par la figure du mouvement Tavini, Oscar Temaru, et le député de la Nupes, Moetai Brotherson. Elle pose plusieurs questions sur le futur de la relation entre les cinq archipels avec Paris. 

1 Est-ce le début de la route vers l'indépendance ?

Dès les résultats proclamés, les vainqueurs ont réaffirmé leur volonté de s’affranchir de la France. "C’est la seule voie si on veut éradiquer la pauvreté qui ronge notre pays", a assuré Oscar Temaru. Toutefois, selon plusieurs responsables politiques, il n’y aura pas de référendum sur l’autodétermination avant 10 à 15 ans. Les indépendantistes comptent s’appuyer sur l’ONU. Elle a placé la Polynésie sur la liste des territoires à "décoloniser".

2 A quoi ressemblera la nouvelle relation de la Polynésie avec Paris ?

Actuellement, la Polynésie bénéficie d’une large autonomie. Les représentants de l'Assemblée locale élaborent notamment ce qu'on appelle les "lois du pays", qui relèvent du domaine de la loi. Le président de la Polynésie joue un rôle prépondérant. "Il a des leviers plus puissants qu'un président de conseil régional. Pendant cinq ans, il décide de tout en Polynésie", résumait le mois dernier auprès de franceinfo le politologue Sémir Al Wardi

Gérald Darmanin a pris acte de la volonté de changement. "Nous travaillerons avec la majorité nouvellement élue avec engagement et rigueur, pour continuer d'améliorer le quotidien de nos concitoyens polynésiens", a tweeté le ministre de l’Intérieur, lundi. Dans son message, il n'a pas fait mention de l'indépendance, ce qui témoigne d'un possible rafraîchissement des relations entre les archipels et la métropole, car seul Paris peut décider d’un référendum. "On rentre forcément dans un bras de fer, qui pourrait avoir comme point central le calendrier", explique le politologue Benjamin Morel. 

"Dix ans, quinze ans... Quelles sont les échéances avant un éventuel référendum d'indépendance ?"

Benjamin Morel, politologue

à France 2

3 Quelles réformes pourraient mener les indépendantistes ?

Dans leur programme, les indépendantistes affirment vouloir protéger l'emploi local, aider l'agriculture et l'artisanat et favoriser le tourisme. Tous les ans, l'Etat français verse un milliard d'euros pour payer les professeurs, les policiers et l'administration. Pour devenir indépendante, la Polynésie devraient donc trouver de nouvelles ressources pour pallier ce possible manque.

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