Plus d'arrêts maladies dans les Ardennes que dans les Hautes-Alpes

C'est le constat des "Echos", qui publient mardi une carte des disparités par départements.

Les arrêts maladie sont nettement plus fréquents dans certains départements français que dans d\'autres, selon une étude reprise par \"Les Echos\" le 14 août 2012.
Les arrêts maladie sont nettement plus fréquents dans certains départements français que dans d'autres, selon une étude reprise par "Les Echos" le 14 août 2012. (PHILIPPE HUGUEN / AFP)

SOCIETE - Les arrêts maladie sont nettement plus fréquents dans certains départements français que dans d'autres. C'est le constat que fait le quotidien économique Les Echos, mardi 14 août. "La proportion de salariés ayant connu au moins un arrêt dans l'année varie ainsi de 13% dans les Hautes-Alpes à 29% dans les Ardennes", estime le journal, qui a établi une carte sur les disparités entre départements, en fonction du pourcentage de salariés qui ont pris au moins un arrêt de travail dans l'année.

Cette carte a été réalisée à partir des données produites par les chercheurs de l'Institut de recherche et documentation en économie de la santé (Irdes), dans une étude. "Comment expliquer une telle différence entre l'Alsace et l'Aisne, d'une part, où la proportion dépasse 28%, le Cantal et Paris, de l'autre, où elle est inférieure à 19% ?", s'interrogent Les Echos. 

L'intensité des contrôles, première explication

Le quotidien détaille ensuite les explications fournies par l'Irdes. "La première réside dans l'intensité des contrôles, qui serait responsable pour près d'un tiers des disparités géographiques", expliquent Les Echos. "Leur fréquence est très variable : 10% seulement des arrêts sont contrôlés par la caisse d'assurance-maladie en Mayenne, contre 17% dans la Nièvre." 

"Le deuxième déterminant (...) est la densité des prescripteurs d'arrêts maladie, les médecins généralistes", ajoute le journal. Cela se traduit par "un accès plus facile aux soins' et aussi une plus forte "concurrence entre médecins, ce qui peut augmenter les prescriptions", explique l'Irdes. 

Le malade lui-même n'est finalement que le troisième facteur d'explication, qui détermine, selon l'étude, les disparités à hauteur de près d'un quart. Enfin, les arrêts de travail "sont plus fréquents dans les secteurs caractérisés par un effort physique important et répétitif", observe l'étude.