Nicolas Hulot reprend les rênes de sa fondation

L'ancien candidat à la primaire écologiste a été élu mardi à la tête de la fondation qu'il présidait avant le scrutin. 

Nicolas Hulot, lors de la campagne à la primaire écologiste, le 9 juillet 2011 à Nantes (Loire-Atlantique) 
Nicolas Hulot, lors de la campagne à la primaire écologiste, le 9 juillet 2011 à Nantes (Loire-Atlantique)  (SALOM-GOMIS SEBASTIEN / SIPA)

Finie la politique, retour à l'écologie. Nicolas Hulot a repris mardi 22 novembre la présidence de la Fondation pour la nature et l'Homme (FNH), qu'il avait abandonnée en avril pour se lancer dans la primaire d'Europe Ecologie-Les Verts (EELV), perdue face à Eva Joly.

Le conseil d'administration de FNH a élu Nicolas Hulot à l'issue d'une réunion organisée dans l'après-midi à Paris.

"Je l'ai toujours dit, ma mobilisation en faveur de la transition écologique, économique et sociale ne faiblira pas", a-t-il expliqué dans un "message personnel" envoyé aux sympathisants de la Fondation.

"Apolitique" mais "complémentaire" d'EELV

Ce retour clôt une délicate parenthèse politique de sept mois pour celui qui avait créé en 1990 la FNH. Depuis sa nette défaite au 2e tour de la primaire écologiste face à Eva Joly (41,34 % contre 58,16 % des voix) en juillet, l'animateur vedette d'Ushuaïa, 56 ans, s'interrogeait sur le sens à donner à son action.

Le caractère "apolitique" de la fondation devrait le contraindre à une certaine réserve vis-à-vis d'EELV et sa candidate. Selon un proche, Nicolas Hulot resterait toutefois "complémentaire d'Europe Ecologie-Les Verts" dans un message à ses soutiens. 

Pour autant, assure FNH, "Nicolas Hulot entend conserver sa liberté d’expression et d’intervention auprès de l’ensemble des responsables économiques et politiques".

Une mauvaise situation financière ? 

Nicolas Hulot, en congé de TF1 depuis avril, n'a en revanche pas livré de détails sur son avenir d'animateur de télévision. La Fondation a toutefois démenti que ce retour puisse être motivé par d'éventuels "problèmes financiers" ou pour éviter que ses grands mécènes (L'Oréal, EDF et TF1) ne s'en détournent en l'absence de son fondateur.

Mais selon un proche de Hulot, cité par l'Agence France Presse sous couvert d'anonymat, "il ne peut pas les laisser tomber" car "financièrement, la situation est très mauvaise".