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Marie-Luce Penchard, ministre de l'Outre-mer, en visite avec Roselyne Bachelot, a annoncé le déblocage de 200.000 euros

Marie-Luce Penchard, en visite aux Antilles, a annoncé une aide afin de lancer un vaste plan d'élimination des déchets. La ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, avait annoncé, quant à elle, un remboursement des examens de dépistage.
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Chef de service et équipe soignante au chevet d'un patient atteint de la dengue au CHU de Fort-de-France (17/08/2010) (AFP / Patrice Coppée)

Marie-Luce Penchard, en visite aux Antilles, a annoncé une aide afin de lancer un vaste plan d'élimination des déchets. La ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, avait annoncé, quant à elle, un remboursement des examens de dépistage.

Le député Victorin Lurel et le sénateur Jacques Gillot, patron de la Région et du département, avaient écrit à Mme Bachelot que la lutte contre la prolifération des moustiques "implique une politique vigoureuse de ramassage et de traitement des véhicules hors d'usage", souvent laissés à l'abandon par des particuliers.

Mme Penchard a annoncé l'attribution de 200.000 euros à l'Ademe, à charge pour l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie "d'allouer des crédits supplémentaires aux collectivités" en lutte contre les décharges sauvages de déchets blancs et bruns et de véhicules hors d'usage, foyers d'accueil des gîtes larvaires du moustique. "Nous avons, en outre-mer, pris du retard sur la question de la gestion des déchets, qui est centrale" a reconnu la ministre originaire de Guadeloupe.

"Nous allons mobiliser, avec les crédits de l'Etat et grâce à l'Agence de service civique, des jeunes volontaires qui vont pouvoir se déployer sur le terrain dans la lutte anti-vectorielle, notamment faire le travail de sensibilisation et de prévention auprès du grand public", a continué Roselyne Bachelot.

Avant l'annonce de cette mesure, la Région Guadeloupe avait rappelé qu'elle consacre, sur son budget propre, 2 millions d'euros annuels à la destruction et au recyclage des véhicules hors d'usage.

Les deux ministres se sont rendues samedi matin au CHU de Fort-de-France, afin de rencontrer les responsables des différents services qui prennent en charge les patients atteints de la dengue.

Des volontaires mobilisés

Les deux ministres ont précisé durant l'après-midi en Guadeloupe que 300 volontaires du Service civique seront "mobilisés", "sur des crédits d'Etat" représentant 1,6 million d'euros a précisé Mme Bachelot, pour contribuer à la lutte contre les foyers de reproduction du moustique.

Depuis le début de la semaine, les forces armées sont venues apporter de l'aide aux services sanitaires qui ont en charge la lutte anti-vectorielle. 150 militaires sont déjà mobilisés en Martinique et en Guadeloupe pour détruire les gîtes du moustique Aedes Egypti dans les écoles à quelques jours de la rentrée. En Martinique, 40 pompiers vérifient tous les centres d'accueil pour personnes âgées de l'île.


Le point sur l'épidémie

En Martinique, il y a eu 3.400 nouveaux cas la première semaine d'août, 4.160 la deuxième et 3.600 cas pour la troisième semaine. L'armée est intervenue dès lundi pour aider à enrayer l'épidémie. L'épidémie de dengue a déjà fait 19 morts.

Depuis le début de l'épidémie 2010, qui dépasse le pic précédent de 2007, 33.000 cas ont été dénombrés en Guadeloupe et 25.600 en Martinique, selon Marie-Luce Penchard, ministre de l'Outre-Mer.

Des cas de dengue en métropole

Interrogée sur les 26 cas de dengue diagnostiqués en métropole, Roselyne Bachelot a reconnu que sept départements ont détecté la présence d'un moustique -l'aedes albopictus- capable de propager le virus.

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