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Les révélations du garde du corps de Jean-Marie Le Pen

Dans ses mémoires, celui qui protège aujourd'hui Marine Le Pen raconte de nombreuses anecdotes et rendez-vous secrets avec Saddam Hussein ou Valéry Giscard d'Estaing.

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France Télévisions
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Thierry Légier a passé 20 ans aux côtés de Jean-Marie Le Pen. Il travaille aujourd'hui pour sa fille. (PHILIPPE HUYNH-MINH / MAXPPP)

Après le garde du corps de Jean-Luc Mélenchon, c'est au tour de celui de la famille Le Pen d'écrire ses mémoires. Thierry Légier, vingt ans au service du père et aujourd'hui chargé de la protection de la fille, publie mercredi Mission Le Pen, une autobiographie riche en anecdotes et révélations. 

Après une carrière dans l'armée, Thierry Légier entre au service de Jean-Marie Le Pen en 1992. "Par principe, étant patriote, cela ne me dérangeait pas, bien au contraire, de protéger Jean-Marie Le Pen" explique-t-il au Point. Une proximité politique qui le conduira à se faire élire aux élections régionales de 2010, en Seine-Maritime, sur la liste du Front national. 

Saddam Hussein et Radovan Karadžić

Dans son livre, le garde du corps revient sur des "rencontres secrètes" avec "des personnes jugées infréquentables". Ainsi, en mai 1996, Jean-Marie Le Pen se rend en Irak pour rencontrer Saddam Hussein. "Pendant quinze heures, on a traversé le désert, en taxi, sans aucun moyen de communication" raconte-t-il.

L'ancien dictateur irakien n'est pas la seule personnalité controversée rencontrée par le leader du Front national. Radovan Karadžić, ancien chef politique des Serbes de Bosnie et aujourd'hui devant le Tribunal pénal de la Haye pour génocide, a également reçu Jean-Marie Le Pen. "Ce n’était pas le fugitif qui recevait Le Pen, mais un chef d’Etat sans palais, en sursis, qui n’était pas près de se rendre", raconte Thierry Légier au Parisien.

Quand Le Pen refait le match avec Giscard d'Estaing

Le garde du corps raconte également d'autres rendez-vous secrets, avec des membres de la communauté juive en 2004 ou l'ancien président de la République Valéry Giscard d'Estaing. Avec ce dernier, l'ex-dirigeant du Front national a dîné plusieurs fois en tête-à-tête dans les années 2000. "La rencontre entre deux hommes d’une même époque (…) et qui avaient appris, malgré toutes leurs différences, à vieillir ensemble, au point de refaire le match de l’histoire sans en venir aux invectives", commente l'auteur.

ThierryLégier relève également une plaisanterie d'un Jean-Marie Le Pen coincé dans les embouteillages avant l'un de ces dîners : "Allez vite, à ce rythme, je vais rater l'apéro. Un Giscard sinon rien".

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