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Les Femen expulsées de leur QG par la justice

Les militantes féministes occupaient illégalement les bureaux vides d'une usine de traitement des eaux à Clichy-la-Garenne.

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France Télévisions
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Le quartier général des Femen, à Clichy-la-Garenne (Hauts-de-Seine), le 20 avril 2014. (THOMAS SAMSON / AFP)

Les Femen doivent quitter leur QG "sans délai". Le tribunal d'Asnières-sur-Seine a prononcé, lundi 30 juin, l'expulsion des locaux d'une usine de traitement des eaux à Clichy-la-Garenne (Hauts-de-Seine) illégalement occupé par le mouvement féministe. Le tribunal les a également condamnées à payer la somme de 7 398,94 euros, pour l'utilisation de l'électricité, ajoute leur avocat, Me Marc Ganilsy.

"Ce n'est pas une surprise, mais c'est une décision sévère", "un traitement spécial réservé aux Femen", a réagi Inna Shevchenko, chef de file des Femen à Paris, contactée par l'AFP. "Ce n'est pas normal d'expulser les gens de cette façon, nous n'avons même pas une semaine de délai", a-t-elle regretté, assurant que le mouvement n'opposerait pas de résistance à l'expulsion. Son avocat étudie cependant la possibilité d'un recours.

"Nous occuperons une église de Paris ou l'hôtel de ville !"

Les militantes aux seins nus s'étaient installées début novembre, sans autorisation, dans ces bureaux vides, propriété du Syndicat interdépartemental pour l'assainissement de l'agglomération parisienne (Siaap). "Elles ont pénétré de force dans le bâtiment et cette occupation est dangereuse car les lieux sont vétustes, insalubres et amiantés", avait plaidé à l'audience du 26 mai l'avocat de la Siaap, demandant "l'expulsion immédiate" des féministes. De leur côté, les Femen avaient mis en avant "la nécessité de vivre ensemble pour se protéger contre les attaques de certains mouvements extrémistes".

Aujourd'hui à la rue, les Femen réfléchissent "à d'autres options" pour leur nouveau QG. "Nous occuperons une église de Paris, ou pourquoi pas l'hôtel de ville de Paris (…) pour continuer notre action", annonce Inna Shevchenko. "Anne Hidalgo nous avait envoyé une lettre de soutien lorsque notre précédent local avait brûlé", en juillet 2013, "nous croyons que même si elle est devenue maire, elle n'aura pas peur de nous soutenir encore", ajoute-t-elle.

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