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La Cour d'appel a décidé vendredi des peines d'amende de 2000 à 4000 euros, pour les 6 ouvriers de Continental

La justice n'a donc prononcé aucune peine de prison alors que des peines de 2 à 5 mois de prison avec sursis avaient été requises pour le saccage de la sous-préfecture de Compiègne (Oise) en avril 2009.La cour d'appel d'Amiens n'a pas suivi les réquisitions de l'avocat général qui demandait la confirmation des peines de première instance.
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La justice n'a donc prononcé aucune peine de prison alors que des peines de 2 à 5 mois de prison avec sursis avaient été requises pour le saccage de la sous-préfecture de Compiègne (Oise) en avril 2009.

La cour d'appel d'Amiens n'a pas suivi les réquisitions de l'avocat général qui demandait la confirmation des peines de première instance.

Dans son arrêt, la cour a déclaré coupables les six prévenus du délit de "dégradation de bien destiné à l'utilité publique". Selon France-Info, Xavier Mathieu, leader de la CGT et figure syndicale emblématique des Conti, a fondu en larmes à l'énoncé du verdict.

Lors de l'audience en appel, mi-janvier, les prévenus avaient expliqué leur irruption à la sous-préfecture comme un geste de colère non prémédité après l'annonce de la fermeture de l'usine du fabricant allemand de pneumatiques.

L'usine Continental (plus de 1000 salariés) a fermé en 2009
Emblématique, l'usine Continental de Clairoix, qui comptait 1.120 salariés, a fermé en 2009. Après des semaines de lutte, les salariés ont obtenu une prime de départ supplémentaire de 50.000 euros. Le 21 avril 2009, des salariés avaient saccagé les locaux de la sous-préfecture de Compiègne après la décision du tribunal de grande instance de Sarreguemines (Moselle) de ne pas annuler le plan de fermeture de leur usine.

A la demande du président de la cour d'appel d'Amiens, des images de reportages de télévision sur le saccage avaient été projetées lors de l'audience.

Benoît Hamon, Marie-George Buffet, Cécile Duflot avaient défilé à la barre
De nombreux responsables politiques avaient été appelés à la barre en tant que témoins, du porte-parole du Parti socialiste Benoît Hamon à la secrétaire nationale du Parti communiste Marie-Georges Buffet en passant par la dirigeante des Verts Cécile Duflot.

Pour le porte-parole du NPA, Olivier Besancenot, l'absence de peine de prison, qui "fait chaud au coeur", constitue un "encouragement pour tous ceux qui luttent, qui résistent et ne lâchent pas". Dans un communiqué, le porte-parole du PS Benoît Hamon a salué la décision de la cour d'appel, tandis que la secrétaire nationale du PCF Marie-George Buffet a estimé que "la lutte paie". La CGT a jugé que "même atténuées", ces condamnations "ne sont pas acceptables".

Lors des réquisitions, 750 à 1.500 manifestants avaient défilé dans les rues d'Amiens en solidarité avec les prévenus, soutenus à la barre par de nombreux responsables politiques de gauche.

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