La CGT, majoritaire dans la branche pétrolière, appelle à la grève toutes les raffineries de France le 15 avril

Cette date coincide avec la table ronde nationale sur l'avenir du raffinage en France, obtenue fin février durant la grève des salariés de la branche raffinage de Total.De leur côté, plusieurs syndicats de Total (CGT, FO et Sud) se réunissent jeudi pour décider d'une position commune. CFDT et CFE-CGC ne se sont pas associées à cette réunion.

La raffinerie de Feyzin
La raffinerie de Feyzin (France 3)

Cette date coincide avec la table ronde nationale sur l'avenir du raffinage en France, obtenue fin février durant la grève des salariés de la branche raffinage de Total.

De leur côté, plusieurs syndicats de Total (CGT, FO et Sud) se réunissent jeudi pour décider d'une position commune. CFDT et CFE-CGC ne se sont pas associées à cette réunion.

Total a annoncé lundi la fin de ses activités de raffinage à Dunkerque, tout en garantissant les 370 emplois du site à travers une reconversion industrielle, jugée insuffisante par les salariés.

Mardi, les salariés de cette raffinerie avaient envisagé de lancer un nouvel appel à la solidarité des autres raffineries du groupe.

La CGT veut un plan d'investissement pluriannuel
Pour justifier son appel à la grève de toutes les raffineries françaises le 15 avril, la CGT explique que "l'industrie du raffinage nécessite un plan d'investissement pluriannuel, que ce soit en termes environnemental ou de rééquilibrage des productions de carburants et produits finis".

La CGT revendique "une industrie du raffinage au service des besoins économiques et sociaux du pays et des bassins d'emploi".

Le syndicat, qui "place" le gouvernement et l'UFIP (industries pétrolières) "devant leurs responsabilités vis-à-vis de la nation", "entend démontrer que la délocalisation de l'outil de production en dehors de l'Hexagone ne repose que sur une logique financière et de profitabilité des dirigeants des groupes et entreprises du secteur".

Les militants CGT, dans chaque bassin d'emploi, "iront à la rencontre des citoyens avec la diffusion d'un tract sur les enjeux du raffinage français et de cette table ronde".

La table ronde du 15 avril sur l'avenir du raffinage en France se tiendra au ministère du Développement durable. Elle aura lieu en présence du directeur général de Total, Christophe de Margerie, et du PDG d'Esso (filiale française d'ExxonMobil), Francis Duseux.

La France compte 12 raffineries : celles de Dunkerque, Gonfreville L'Orcher, Donges, Grandpuits, Feyzin et La Mède (du groupe Total), ainsi que celles de Fos-sur-Mer et Port-Jérôme (ExxonMobil), de Lavera (Ineos), de Petite-Couronne et Reichstett Vendenheim (Petroplus), de Berre (Basell). Pour arriver au nombre de 13, la CGT inclut la SRD (groupe Colas) à Dunkerque, spécialisée dans la production de bitume.