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L'UMP de Paris lance une pétition pour la démission de Jouanno

Son départ à l'Union des démocrates et indépendants de Jean-Louis Borloo ne plaît pas.

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France Télévisions
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Chantal Jouanno au Sénat, à Paris, le 23 janvier 2012. (ERIC FEFERBERG / AFP)

POLITIQUE - Le départ de l'ex-UMP Chantal Jouanno à l'Union des démocrates et indépendants (UDI) de Jean-Louis Borloo ne plaît pas à tout le monde. Les chefs de file de l'opposition parisienne ont lancé, vendredi 26 octobre, une pétition pour demander sa démission de son poste de sénatrice.

Le président de la fédération UMP de Paris, Philippe Goujon, et le président du groupe UMP au Conseil de Paris, Jean-François Legaret, ont adressé un courrier accompagné d'une pétition aux 485 grands électeurs ayant apporté leur voix à Chantal Jouanno lors des élections sénatoriales de 2011. Selon eux, l'ancienne ministre de Nicolas Sarkozy a été élue en "bénéficiant (…) pleinement de la solidarité d'un scrutin de liste et notamment du vote des grands électeurs désignés par ses colistiers, alors qu'elle-même n'en apportait aucun, n'étant pas conseillère de Paris". Selon un responsable de la fédération, "plus de 70%" des grands électeurs auraient déjà répondu favorablement au courrier des deux élus".

Mais un conseiller de Paris UMP a désapprouvé, sous couvert d'anonymat, cette démarche. "Il est ubuesque de demander la démission d'une élue simplement parce qu'elle a changé de parti, alors qu'on couvre la condamnation définitive d'une autre élue", a-t-il dénoncé. Il faisait allusion à la condamnation pénale de la conseillère de Paris Roxane Decorte (UMP) pour abus de confiance, révélée mercredi par Le Canard enchaîné.

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