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L'hommage d'Obama aux combattants

Le président américain a salué samedi la "bravoure" des forces alliées dans son discours à Colleville-sur-mer
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France Télévisions
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Barack Obama prononce un discours d'hommage aux combattants, à Colleville-sur-mer, le 6 juin 2009 (© France 2)
Le président américain a salué samedi la "bravoure" des forces alliées dans son discours à Colleville-sur-merLe président américain a salué samedi la "bravoure" des forces alliées dans son discours à Colleville-sur-mer

"Ce que nous ne devons pas oublier, c'est que le Débarquement a été un moment et un endroit où la bravoure et la générosité de quelques uns ont permis de changer le cours du siècle entier", a déclaré M.Obama.

Il s'exprimait devant 9.000 invités triés sur le volet, dont quelque 200 vétérans, dans l'immense cimetière américain de Colleville-sur-mer.

Barack Obama présidait à la cérémonie de commémoration du Débarquement en présence du président Nicolas Sarkozy, des Premiers ministres canadien et britannique, de Stephen Harper et Gordon Brown et du Prince Charles.

"Alors que le danger était maximum, dans les circonstances les plus sombres, des hommes qui se pensaient ordinaires ont trouvé en eux de quoi accomplir l'extraordinaire", a-t-il ajouté, en regardant en direction des rangées de croix blanches marquant chacune des 9.387 tombes d'Américains tombés le jour J.

Le président Obama a souligné que le débarquement des forces alliées sur les plages de Normandie, le 6 juin 1944, a changé le cours de la seconde guerre mondiale et permis de libérer l'Europe occidentale du joug de l'Allemagne nazie.

"On ne pouvait savoir alors que tant des progrès qui façonneraient le XXème siècle, sur les deux rives de l'Atlantique, découleraient de cette bataille pour un bout de plage long de 9 km seulement et large de 3 km", a-t-il dit. "Si les Alliés avaient échoué ici, l'occupation de ce continent par Hitler aurait pu se poursuivre indéfiniment", a déclaré le locataire de la Maison Blanche.

"Au lieu de cela, la victoire a permis de prendre pied en France. Elle a ouvert un chemin vers Berlin. Et elle a rendu possibles les réussites qui ont suivi la libération de l'Europe : le plan Marshall, l'Otan, et la prospérité et la sécurité partagée qui en ont découlé", a ajouté le président américain.

Pour sa part, le président Sarkozy a longuement décrit dans son discours le calvaire des "soldats trempés, grelottant de froid, malades" et "les morts et les blessés qui flottaient dans l'eau, portés par la marée". Il a également rendu un hommage personnel à M.Obama, "symbole de l'Amérique (...) qui se bat pour la liberté, pour la démocratie, et pour les droits de l'homme".

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