L'employé de La Poste à Marseille, recherché par la police depuis plus de deux mois, s'est rendu lundi en fin de journée

Naïm El Jaziri, soupçonné d'avoir détourné près d'un million d'euros, s'est présenté à l'hôtel de police, selon la direction régionale de La Poste, confirmant une information du site de La chaîne Marseille.Il a expliqué aux enquêteurs, qui ont retrouvé moins de 10.000 euros suite à ses déclarations, avoir perdu au jeu toute la somme volée.

Bureau de poste (Archive)
Bureau de poste (Archive) (France Televisions)

Naïm El Jaziri, soupçonné d'avoir détourné près d'un million d'euros, s'est présenté à l'hôtel de police, selon la direction régionale de La Poste, confirmant une information du site de La chaîne Marseille.

Il a expliqué aux enquêteurs, qui ont retrouvé moins de 10.000 euros suite à ses déclarations, avoir perdu au jeu toute la somme volée.

Un présumé complice, ne travaillant pas à La Poste et déjà soupçonné par les policiers, a été interpellé mardi matin sur la commune des Pennes-Mirabeau, dans les Bouches-du-Rhône, et placé en garde à vue, a indiqué une source proche de l'enquête.

Caissier d'une quarantaine d'années, Naïm El Jaziri possédait, en raison de sa fonction, les clefs du coffre de son agence, située dans le 7e arrondissement de la ville, et avait accès à l'argent destiné à alimenter trois distributeurs automatiques de billets.

L'employé qui ordinairement passait des bons de commandes d'un total de 100.000 euros à la banque centrale de La Poste pour approvisionner les trois distributeurs, avait tenté de commander 350.000 euros, avec succès. Il avait réitéré deux fois la manoeuvre, en déclarant à chaque fois n'avoir reçu que 100.000 euros et en ne garnissant les distributeurs qu'au minimum, pour garder la différence.

L'alerte avait été donnée début novembre par le service de sécurité interne de l'entreprise et le parquet de Marseille avait ouvert une information judiciaire. L'employé avait alors pris la fuite, après avoir "nettoyé" son appartement et vidé ses comptes.

L'homme avait déjà fait l'objet d'une mise à pied dans l'entreprise et avait eu des accrocs avec sa hiérarchie avant cette affaire.