Un deuxième jihadiste français visé par une enquête pour "génocide" et "crimes contre l'humanité"

Il s'agit du deuxième jihadiste français visé par une telle enquête, après Sabri Essid. 

Jean-François Ricard, procureur au parquet national antiterroriste, le 3 juillet 2019, au tribunal de Paris. 
Jean-François Ricard, procureur au parquet national antiterroriste, le 3 juillet 2019, au tribunal de Paris.  (MARTIN BUREAU / AFP)

Une information judiciaire a été ouverte contre un jihadiste français, Nabil G., accusé d'actes de "génocide" et de "crimes contre l'humanité" en Syrie entre 2015 et 2016 à l'encontre de Yazidis, a indiqué lundi 27 juillet le parquet national antiterroriste (PNAT) à France télévisions et franceinfo.

Cet homme, qui serait né en février 1989 et qui a rejoint les rangs du groupe Etat islamique, est soupçonné de faits de "génocide (atteintes graves à l'intégrité physique et psychique)" et de "crimes contre l'humanité (réduction en esclavage, torture, viols, privations graves de libertés et persécutions)", a indiqué le PNAT. Cette information judiciaire a été ouverte le 10 juillet, selon le PNAT.

Une source judiciaire précise à l'AFP que la localisation actuelle de Nabil G. est inconnue. En octobre, le PNAT avait pour la première fois chargé des juges d'instruction d'enquêter sur des soupçons de crimes contre l'humanité commis par un jihadiste français accusé d'exactions contre les Yazidis.

Le PNAT, qui enquête depuis plusieurs années sur les crimes subis par cette minorité religieuse, avait ouvert une information judiciaire pour "génocides" et "crimes contre l'humanité", visant un homme, Sabri Essid, pour des faits commis entre 2014 et 2016.