Sport : une porte d’entrée possible vers la radicalisation ?

Un rapport parlementaire a récemment pointé du doigt une montée de la radicalisation dans le sport, indique France 3. 

Le jeune Quentin est mort en Syrie en 2003, à l’âge de 23 ans après avoir rejoint Daesh avec d’autres membres de son club. Son père, Thierry Roy, l’entraînait au football à Sevran, en Seine-Saint-Denis. "C’était l’exemple à suivre", se souvient-il, ce qu’il "regrette fortement" aujourd’hui. La dérive radicale du jeune homme aurait commencé par le sport selon sa famille, à travers des matchs puis des barbecues "avec des islamistes". Le club de Sevran affirme n’avoir rien remarqué.

Récente prise de conscience dans le monde du sport

Depuis deux ans, les contrôles s’intensifient. Sur 7 000 clubs en 2019, 130 sont soupçonnés de radicalisation, et 5 ont dû fermer. Parmi eux, le FC Lissois dans l’Essonne, interdit de stade durant un an. L’entraîneur était soupçonné de radicaliser les joueurs car son tapis de prière a été retrouvé dans les vestiaires. Ce dernier assure de son côté n’avoir jamais fait de prières avec les jeunes. Depuis 2016, l'ancien gendarme Médéric Chapitaux est missionné par le gouvernement pour alerter sur les dangers de la radicalisation. 

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Un  terrain de football d\'un club de football amateur à Herblay, dans le Val-d\'Oise, le 30 avril 2020 (photo d\'illustration).
Un  terrain de football d'un club de football amateur à Herblay, dans le Val-d'Oise, le 30 avril 2020 (photo d'illustration). (FRANCK FIFE / AFP)