INFOGRAPHIE. Portrait-robot du jihadiste français

Un Normand de 22 ans a été identifié parmi les bourreaux du groupe Etat islamique, dans la vidéo annonçant l'exécution de l'otage Peter Kassig, mais il n'est pas le seul Français a avoir rejoint les rangs des jihadistes.

Il est l'un des bourreaux du groupe Etat islamique. Maxime Hauchard, un Normand de 22 ans, a participé "directement" à la décapitation de prisonniers syriens par l'organisation Etat islamique, a assuré un haut responsable français de la lutte antiterroriste à l'AFP, lundi 17 novembre.

1 132 Français impliqués dans les filières jihadistes

Cette identification confirme les suspicions évoquées plus tôt par le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve. Elle met également en lumière l'engagement jihadiste des Français en Syrie et en Irak, où ils représentent l'un des plus gros contingents d'Européens.

D'après le procureur de la République de Paris, François Molins, quelque 1 132 Français sont aujourd'hui impliqués dans les filières jihadistes, dont 376 sont présents dans la région. En plus de comporter une part importante de convertis (20%), cette population est aussi jeune : la plupart de ces combattants en Syrie ont entre 18 et 28 ans, signale le cabinet spécialisé Soufan Group (PDF en anglais).

15 000 étrangers dans les rangs de l'Etat islamique

Mais le phénomène dépasse largement les frontières de l'Hexagone : 15 000 étrangers ont rejoint les rangs de l'organisation Etat islamique depuis le début de la guerre, notamment venus de Tunisie, d'Arabie Saoudite, du Maroc, de Jordanie et de Turquie, signale Soufan Group. D'après le dernier rapport du cabinet (PDF en anglais), le groupe rémunère ses combattants entre 150 et 480 euros mensuels, selon les sources. Un salaire qui varie notamment en fonction de la nationalité des jihadistes.