Détenus radicalisés : des quartiers hautement sécurisés en prison

Le détenu qui avait poignardé deux surveillants à la maison d'arrêt d'Osny ( Val-d'Oise) en 2016 est jugé depuis mardi 19 novembre. Depuis ce drame, le traitement des prisonniers radicalisés a été repensé et des quartiers hautement sécurisés ont été créés.

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C'est un nouveau quartier réservé aux détenus radicalisés. Sur deux étages, à la prison de la Santé (Paris), 12 hommes sont incarcérés dans des cellules hautement sécurisées depuis fin juin. "Ils sortent de ce quartier uniquement lorsqu'ils se rendent à l'unité sanitaire ou pour rencontrer leur avocat, ou pour rencontrer leur famille, mais à ce moment-là, on bloque les mouvements dans l'établissement", explique Bruno Clément-Petremann, directeur de la prison de la Santé.

Un travail lent

Les détenus sont des hommes qui ont tenté se de rendre en Syrie ou qui en reviennent. Pendant six mois, renouvelables une fois, ils sont suivis, évalués régulièrement par des psychologues et médiateurs cultuels. Un travail lent, souvent délicat. En France, quatre quartiers comme celui de la Santé prennent en charge des détenus pour les accompagner vers la déradicalisation.

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Le quartier pour détenus radicalisés de la prison de la Santé, à Paris, le 24 juin 2019.
Le quartier pour détenus radicalisés de la prison de la Santé, à Paris, le 24 juin 2019. (DOMINIQUE FAGET / AFP)