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Isère : pourquoi l'instituteur enseignait encore malgré ses antécédents ?

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France 3
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France Télévisions

Un instituteur aurait avoué avoir violé plusieurs petites victimes. Il enseignait toujours malgré une première condamnation pour recel de photos à caractère pédopornographique. France 3 revient sur cette affaire.

Placé en garde à vue lundi 23 mars, le directeur d'école soupçonné de viols sur mineurs a reconnu les faits, ce mardi. Il avait déjà été condamné en 2008 pour recel de photos à caractère pédopornographique, une condamnation dont l'Éducation nationale n'avait pas été informée. Sur le plateau du grand Soir 3, Clément Weill-Raynal tente d'expliquer pourquoi. "Lors de son premier délit, l'instituteur aurait pu être frappé d'interdiction de travailler avec des enfants". Le journaliste précise que la mesure n'est pas automatique et n'a pas été prise dans ce cas.

Une enquête administrative

"Deuxième garde-fou qui n'a pas fonctionné : l'inscription du délit au casier judiciaire". Un extrait de ce casier est demandé à tout enseignant en début de carrière. "Si vous avez été condamné alors que vous êtes déjà instituteur, vous pouvez alors passer entre les mailles du filet.Quand au fichier des délinquants sexuels, l'éducation nationale aurait pu le consulter, mais sans connaître les antécédents de cet instituteur, pourquoi l'aurait-elle fait ?" Malgré ces raisons exposées par le journaliste, une enquête administrative a toutefois été ouverte mardi 24 mars dans la soirée.

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