Incivilités : les villes payent la facture

Graffitis sur les murs, ordures jetées sur les trottoirs, mégots traînant partout dans les rues : les incivilités coûtent cher aux municipalités qui nettoient et entretiennent les espaces publics.

Comment lutter contre le manque de civisme et le vandalisme, générant des dépenses publiques de plusieurs milliers d'euros aux municipalités ? Pour certaines communes, les tags et les dépôts sauvages sont un fléau. Les incivilités polluent le paysage des villes et sont un gouffre financier pour les mairies. Combien doivent-elles payer pour en finir avec ces mauvais comportements ? À Montreuil (Seine-Saint-Denis), la ville ne peut plus voir ces tags en peinture. Ils sont présents dans presque toutes les rues, soit des murs entiers à nettoyer, aux frais de la municipalité. "C'est plus de dix terrains de foot par an d'enlèvement de tags", explique Nicolas Durand, directeur environnement et cadre de vie.

170 000 € de dépenses pour la ville de Montreuil

Pour faire disparaître les traces laissées par les tagueurs, des équipes sont chaque jour sur le terrain. Les agents municipaux sont aidés par une entreprise privée. Le nettoyage de ces tags, c'est 10 000 opérations par an, au total 170 000 € de dépenses supplémentaires pour Montreuil.

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Devant le lycée Arago, à Paris, le 24 mai 2018, des graffitis réclament la libération des étudiants et lycéens mis en garde à vue deux jours plus tôt.  (franceinfo)