Incendie de Plougonvelin : une mise en examen

Une jeune femme de 24 ans a été mise en examen vendredi pour "assassinat" et écrouée

Meurtre de Plougonvelin, la maison incendiée
Meurtre de Plougonvelin, la maison incendiée (© France)
Une jeune femme de 24 ans a été mise en examen vendredi pour "assassinat" et écrouéeUne jeune femme de 24 ans a été mise en examen vendredi pour "assassinat" et écrouée

La jeune femme, qui exerce la profession d'hôtesse de bar, a été placé sous mandat de dépôt, a indiqué la substitut du procureur de Brest, Cécile Lemoine.

Le retraité de 68 ans, dont le corps avait été découvert après l'incendie de sa maison vendredi, est mort à la suite de coups portés avec une arme blanche.

L'entraineuse, identifiée sous le nom de "Lola", avait rencontré la victime dans un établissement brestois que la victime fréquentait régulièrement. Elle était en compagnie du retraité le soir du crime, selon le parquet. Il n'est pas exclu que d'autres personnes aient participé à cet affaire dont le mobile serait "l'argent".

Les déclarations "incohérentes", de la jeune femme n'ont pas empêché la juge d'instruction Isabelle Pavanelli de retenir "la préméditation" et la mise en examen.

L'homme, agé de 68 ans, un amateur d'art connu à Plougonvelin pour sa discrétion et son élégance, était un audioprothésiste propriétaire d'un réseau de points de vente dans la région brestoise.

Son corps en partie calciné avait été découvert après l'incendie de sa maison vendredi, est mort à la suite d'une quinzaine de coups portés avec une arme blanche.

Vendredi, vers 05H00, une de ses voisines avait appelé les pompiers pour signaler une odeur de brûlé provenant d'un pavillon voisin. Mais l'opérateur de permanence au Codis, jugeant ses réponses trop imprécises, n'avait pas engagé de moyens.

A 09H00, un second appel signalait que le pavillon était en flammes, déclenchant une intervention des secours. Les pompiers ont évoqué une "erreur d'appréciation" pour justifier cette intervention quatre heures après le premier appel.