En Gironde, la chasse au moustique tigre est lancée avec plus de bornes et une météo du moustique

Publié
Durée de la vidéo : 1 min
La chasse aux moustiques tigres
La chasse aux moustiques tigres La chasse aux moustiques tigres (FTR)
Article rédigé par Anne Elizabeth Philibert
France Télévisions - Rédaction Culture
En Gironde, la chasse aux moustiques tigres a commencé. Une multitude de moyens de lutte contre la prolifération de ce nuisible ont été déployés. C'est le cas à Libourne avec le lancement d'une météo du moustique, mais également dans la commune de Pessac#IlsOntLaSolution

A l'approche de l'été, la ville de Libourne emploie les grands moyens pour se débarrasser du moustique tigre qui prolifère partout en Occitanie. Aux 78 bornes déjà installées pour les capturer, la municipalité en a rajouté 37 pour un investissement de 150 000 euros. Ces bornes envoient une odeur qui imite celle du corps humain et à l'intérieur, une bouteille de CO2 sert à imiter la respiration humaine. "Ce sont ces deux facteurs-là qui font qu'on va attirer le moustique femelle vers la borne qui terminera sa course ici" explique Adrien Le Rouxel, le fournisseur de ces bornes, Directeur commercial Qista France. Mais cette année, la municipalité va encore plus loin pour plus d'efficacité avec le lancement d'une météo du moustique. Ce système anticipe les périodes à risque et incite les habitants à prendre des précautions. Accessible sur internet ou application mobile, ce dispositif prévient les habitants lorsque les populations de moustiques augmentent sur la ville. "Il pleut aujourd'hui, les moustiques vont pondre aujourd'hui ou demain dans les retenues d'eau, la larve va éclore dans deux jours, donc il faut agir dans les jours qui viennent" explique le Maire de Libourne Philippe Buisson.

Les ambassadeurs de la lutte anti-moustiques

A Pessac, c'est le cimetière, véritable pouponnière à moustiques, qui sert de lieux d'expérimentation. 7 bornes y ont été installées depuis l'an dernier pour observer comment évoluent les gîtes larvaires. Des particuliers nommés ambassadeurs de la lutte anti- moustiques veillent aussi à limiter les eaux stagnantes. "La prolifération est extrêmement rapide et extrêmement nombreuse et c'est vraiment le sang des gens qui sert à alimenter la ponte des oeufs" précise François Gaudissart, ambassadeur de la lutte anti-moustiques. Car il faut savoir que seule la femelle moustique pique. Le sang prélevé lors de la piqûre constitue une source de protéines pour permettre le développement des œufs. L'objectif de ce dispositif est d'éviter de se faire piquer parce que le moustique tigre peut être vecteur de nombreuses maladies comme la dingue, le Zika et le chikungunya. Le moustique tigre n'a donc pas fini de faire parler de lui. En France Métropolitaire, en 2023, cet insecte est implanté dans 71 départements.

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.