À Cannes, des bars prennent des mesures pour protéger leur clientèle féminine

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France Télévisions

Depuis quelques jours, les témoignages se multiplient sur les réseaux sociaux derrière le hashtag #Balancetonbar. Partout en France, des femmes dénoncent avoir été droguées au GHB ou agressées sexuellement. À Cannes, plusieurs établissements de nuit sont visés. L’un d’eux a décidé de mettre en place de nouvelles mesures pour sécuriser sa clientèle féminine. #IlsOntLaSolution 

Après le cinéma, le théâtre, la presse ou encore Sciences-Po, la vague #MeToo déferle désormais sur le monde de la nuit depuis la création par Maïté Meeus, une jeune femme belge, du compte Instagram Balance ton bar. Depuis les témoignages s’accumulent en Belgique et le mouvement a franchi la frontière avec des déclinaisons du compte un peu partout en France.

À Cannes, plusieurs établissements de nuit, bars ou discothèques, sont visés par ces témoignages de femmes racontant avoir été droguées à leur insu au GHB ou agressées sexuellement. L’un d’eux Le Barrel Pub a décidé de réagir en mettant à la disposition de ses clientes des couvercles pour protéger leur verre et éviter ainsi qu’on y verse GHB ou toute autre drogue. Et puis, l’établissement a mis en place un code : les femmes se sentant en danger peuvent ainsi demander au personnel à parler à "Angela".

"C’est un système qui permet aux victimes d’agression ou de harcèlement, comme aux témoins, d’alerter en venant au bar et en demandant Angela (…) cela marche super bien en Belgique, ça cartonne, mais on ne le voyait pas en France en fait", explique Ludovic Moraine, le DJ belge du bar qui a eu l’idée d’importer le concept dans le bar cannois.

Mesures, et plaintes

Mais si le patron à décider de mettre en place ses nouvelles mesures, il a également choisi de porter plainte pour diffamation contre la créatrice du compte Instagram. Comme son collègue du Post Pubblico, également visé par ses témoignages. Les deux propriétaires indiquent n'avoir eu aucun remontée des violences ou agressions sexuelles présumées publiées sur Instagram, ni connaissance de plaintes relatives à de tels faits, et que ces témoignages leur portent préjudice.

Pour Imane et Océane, deux jeunes femmes cannoises, cette libération de la parole, et les mesures pour lutter contre la drogue du violeur en particulier, sont une très bonne chose : "Ça va dissuader et faire rentrer dans les têtes que ce n’est plus possible d’agir comme ça, en espérant qu’ils n’inventent pas d’autres moyens non plus…"     

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