Vélos en libre-service : fin de cycle ?

Les vélos verts en libre-service à Paris, Lyon ou encore Lille n'auront duré que quatre mois. La société hongkongaise qui souhaité s'implanter sur le marché français a jeté l'éponge en raison du vandalisme. Explications.   

FRANCE 2

Trop de dégradations, trop de casses, des utilisateurs apparemment malveillants ; Gobee Bike c'était l'un des leaders du vélo en libre-service. L'entreprise hongkongaise quitte la France avec un argument massue : "Depuis la mi-décembre (...) des actes de vols, recels de vol et de détériorations n'ont fait que s'amplifier." En quatre mois, la start-up aux vélos verts évoque 3 200 vélos dégradés, plus de 1 000 vélos volés et 280 plaintes déposées. A Paris, de nombreux usagers confirment. 

Free floating 


"On voit qu'il y a des vélos cassés ou de vélos qui sont mis n'importe où sur le trottoir et que du coup les gens ne font pas du tout attention", estime un cycliste urbain. Ces vélos que l'on peut louer et laisser n'importe où, c'est ce qu'on appelle le "free floating". Y a-t-il en France, comme l'affirme Gobee Bike, un taux anormalement élevé de vélos vandalisés ? Pour Frédéric Héran, économiste spécialiste du secteur, ce n'est pas une question de délinquance.

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Un vélo en libre-service Gobee.bike à Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis), le 20 décembre 2017.
Un vélo en libre-service Gobee.bike à Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis), le 20 décembre 2017. (EDOUARD RICHARD / HANS LUCAS / AFP)