Naufrage de migrants : "la France ne laissera pas la Manche devenir un cimetière", affirme Emmanuel Macron

Le président appelle à une réunion d'urgence entre les ministres européens en charge de la question migratoire. 

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France Télévisions
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Le président de la République Emmanuel Macron, lors d'un déplacement en Estonie, le 24 novembre 2021. (XOSE BOUZAS / HANS LUCAS / AFP)

"La France ne laissera pas la Manche devenir un cimetière", a affirmé mercredi 24 novembre Emmanuel Macron après la mort d'au moins 31 migrants dans la Manche, en demandant le "renforcement immédiat des moyens de l'agence Frontex aux frontières extérieures" de l'Union européenne, selon un communiqué de l'Elysée.

Le chef d'Etat réclame également "une réunion d'urgence des ministres européens concernés par le défi migratoire" et assure que "tout sera mis en oeuvre pour retrouver et condamner les responsables" de ce drame. Le Premier ministre Jean Castex tiendra jeudi à 8h30 une réunion interministérielle sur ce dossier avec les ministres de l'Intérieur, Gérald Darmanin, de la Justice, Éric Dupond-Moretti, des Armées, Florence Parly, de la Mer, Annick Girardin, des Transports, Jean-Baptiste Djebbari, des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, et le secrétaire d'Etat à l'Europe, Clément Beaune, selon ses services.

Le naufrage le plus meurtrier en Manche

Dans son communiqué, Emmanuel Macron fait état d'au moins 31 morts. Ce drame est le plus meurtrier depuis l'envolée en 2018 des traversées migratoires de la Manche, face au verrouillage croissant du port de Calais et du tunnel sous la Manche emprunté jusque-là par les migrants tentant de rallier l'Angleterre.

"Nous sommes tous émus par cette tragédie qui heurte chacun dans son intimité et dans ses valeurs", déclare également Emmanuel Macron, en exprimant sa "compassion" et le "soutien inconditionnel de la France" aux familles des victimes. "C'est l'Europe dans ce qu'elle porte de plus profond - l'humanisme, le respect de la dignité de chacun, qui est endeuillée", ajoute-t-il.

Il met en cause les "réseaux de passeurs qui, en exploitant la misère et la détresse, mettent en danger des vies humaines et finalement déciment des familles""La France agit, en lien avec la Grande-Bretagne, pour démanteler les réseaux de passeurs" et "depuis le début de l'année, grâce à la mobilisation de 600 policiers et gendarmes, 1 552 passeurs ont été interpellés sur le littoral Nord et 44 réseaux de passeurs démantelés", a affirmé le président, en ajoutant que "7 800 migrants ont été sauvés".

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