Migrants : le médiateur de Calais "n'apporte pas de solutions", regrettent les militants grévistes

Ils réclament au gouvernement jeudi soir une "réponse urgente", avant le début de la trêve hivernale, prévue pour lundi.

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Anais Vogel, Ludovic Holbein  et Philippe Demeestere, les grévistes de la faim à Calais (Pas-de-Calais), le 14 octobre 2021. (SYLVAIN LEFEVRE / HANS LUCAS)

Un coup pour rien. Le médiateur envoyé en mission à Calais (Pas-de-Camais) par le gouvernement, Didier Leschi, "n'apporte pas de solutions" pour les migrants, ont déploré jeudi 28 octobre le prêtre et les deux militants grévistes de la faim, réclamant une "réponse urgente" avant lundi, début de la trève hivernale. 

"Il a été envoyé en tant que technicien et n'apporte pas de solution à nos revendications, qui sont en priorité l'arrêt des expulsions" de campements, a déclaré jeudi soir Ludovic Holbein, l'un de ces grévistes, lors d'un point presse devant l'église Saint-Pierre de Calais.

"On attend un courage politique"

"On ne peut attendre, il faut une réponse urgente avant lundi début de la période hivernale. Les 1 500 exilés qui sont à Calais ne peuvent attendre", a-t-il insisté, aux côtés des deux autres grévistes, Philippe Demeestère, un aumônier du Secours catholique âgé de 72 ans et Anaïs Vogel, une autre militante.

Tous trois ont assuré jeudi soir qu'ils allaient poursuivre leur jeûne. "On attend un courage politique", ont-ils dit, regrettant l'objectif "électoraliste" de l'envoi du médiateur par le gouvernement. Sur place depuis deux jours, le patron de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (Ofii), Didier Leschi, les a rencontré à deux reprises mercredi et jeudi.

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