Haute-Savoie : pourquoi huit heures entre la tuerie et la découverte de l'enfant ?

Audrey Goutard, journaliste spécialiste des questions de police à France 2, explique que la scène de crime a été "gelée" pour ne pas compromettre d'éventuels indices, après le massacre d'une famille près d'Annecy.

Francetv info

FAITS DIVERS - Il s'est écoulé huit heures entre le massacre de la famille britannique en Haute-Savoie et la découverte de la fillette survivante prostrée dans la voiture. Ce délai s'explique par le "gel" de la scène de crime, raconte Audrey Goutard, journaliste spécialiste des question de police à France 2. Après une première intervention des pompiers, qui n'ont pas remarqué l'enfant, les gendarmes locaux se sont tenus à l'écart, de crainte de briser les vitres de la voiture, fissurées par l'impact des balles, et de compromettre ainsi l'enquête balistique.

Ils n'ont donc pas inspecté le véhicule, attendant les techniciens de l'Institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale (l'IRCGN), venus de Rosny-sous-Bois, en Seine-Saint-Denis, et chargés notamment de calculer toutes les trajectoires des balles afin d'effectuer une modélisation en 3D de la scène du crime. Or, ceux-ci ne sont arrivés sur place que vers minuit, huit longues heures après la découverte de la scène de crime. Les portes de la voiture n'ont donc été ouvertes que vers minuit.

Des gendarmes gardent l\'accès du parking forestier du village de Chevaline (Haute-Savoie), où une famille britannique a été massacrée, le 5 septembre 2012.
Des gendarmes gardent l'accès du parking forestier du village de Chevaline (Haute-Savoie), où une famille britannique a été massacrée, le 5 septembre 2012. (FTVI / FRANCE 2)