Guadeloupe : "La situation est très difficile" avec des "tirs à balles réelles sur les gendarmes", déplore Gérald Darmanin

Il y a eu plus de "90 interpellations, plus de 60 gardes à vue" en Guadeloupe, détaille le ministre de l'Intérieur.

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Radio France
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Gérald Darmanin, ministre de l'Intérieur, sur France Inter le 23 novembre 2021. (FRANCEINTER / RADIO FRANCE)

"Le rétablissement de l’ordre public est le préalable à toute discussion" en Guadeloupe, a déclaré mardi 23 novembre sur France Inter le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin, alors que la mobilisation contre le pass sanitaire et l'obligation vaccinale contre le Covid pour les soignants entraîne des violences. Le ministre décrit une situation "très difficile" avec des "tirs à balles réelles sur les gendarmes". Selon le ministre, "il y a des situations d’extrême violence en Guadeloupe et c’est pour cela que nous avons envoyé des renforts".

Par ailleurs, Gérald Darmanin indique qu'il y a eu plus de "90 interpellations, plus de 60 gardes à vue" en Guadeloupe, plusieurs ont comparu devant la justice dès ce lundi. "L'arrivée des forces [de l'ordre], me semble-t-il, a calmé une partie des difficultés et le travail des forces de l'ordre est difficile", a-t-il ajouté.

En Martinique, "pas de barricades, pas de violences"

Pour le ministre de l'Intérieur, "si on acceptait la revendication d'une minorité violente et agissante qui consiste à dire 'pas de vaccination en Guadeloupe', on accepterait de facto que la population guadeloupéenne est moins bien protégée contre une maladie mortelle que la population métropolitaine". Concernant le risque de propagation des violences à la Martinique où une grève générale a commencé, Gérald Darmanin considère que "la situation n'est pas du tout la même : il n'y a pas de barricades, pas de violences".

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