VTC : le gouvernement condamne les violences et demande la fin du mouvement

Les chauffeurs de "voitures de transport avec chauffeur" sont engagés dans un bras de fer depuis jeudi contre la plateforme de réservation Uber. Ils dénoncent sa politique tarifaire.

Le secrétaire d\'Etat chargé des Transport, Alain Vidalies, à l\'Elysée, le 14 septembre 2016.
Le secrétaire d'Etat chargé des Transport, Alain Vidalies, à l'Elysée, le 14 septembre 2016. (MAXPPP)

Le secrétaire d'Etat chargé des Transports, Alain Vidalies, a demandé, samedi 17 décembre, aux représentants des chauffeurs de VTC en lutte contre la société américaine Uber de mettre fin à leur mouvement. Il a aussi condamné les violences survenues en marge de la protestation.

"Alain Vidalies condamne avec la plus grande fermeté les violences inacceptables constatées cette nuit dans le cadre du mouvement de chauffeurs VTC", a indiqué le ministère dans un communiqué.

Blocage de l'accès à l'aéroport d'Orly

La situation est tendue depuis jeudi dans le secteur des VTC. Les chauffeurs de "voitures de transport avec chauffeur" sont engagés dans un bras de fer avec les plateformes de réservation, en particulier l'américaine Uber. Ils dénoncent sa politique tarifaire, jugée défavorable et décidée sans concertation.

Deux organisations à l'origine de la mobilisation des VTC ont appelé samedi à de nouvelles actions, en particulier le blocage de l'accès à l'aéroport d'Orly. Ils ont interdit pendant plusieurs heures vendredi l'accès aux aéroports parisiens.

Uber a annoncé vendredi soir, via la presse, avoir accepté de rencontrer les représentants des chauffeurs de VTC en grève depuis jeudi. Alain Vidalies a demandé à Uber "d'engager des discussions avec l'ensemble des organisations syndicales dès que ces manifestations seront terminées". Il a précisé qu'il recevrait la direction de la société "en début de semaine".