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Le conseiller en com du secrétariat d'Etat aux Transports roule désormais pour Uber France

Grégoire Kopp, conseiller en communication d'Alain Vidalies, a annoncé son départ pour devenir directeur de la communication de la filiale française de l'entreprise de VTC.

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France Télévisions
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Une manifestation de chauffeurs de taxi contre Uber France, le 9 juin 2015 à Nantes (Loire-Atlantique). (GEORGES GOBET / AFP)

Le conseiller en communication du secrétariat d'Etat aux Transports file chez Uber France. Grégoire Kopp vient d'être nommé directeur de la communication de la filiale française de l'entreprise de voitures de transport avec chauffeur (VTC). L'information a été révélée par Le Monde, jeudi 11 juin, et confirmée à francetv info par l'intéressé, qui l'a ensuite officialisée sur Twitter. 

Selon le Journal officiel, c'est Aymeric Chassaing, conseiller de Stéphane Le Foll, qui le remplace. 

Selon Le Monde, il a été auditionné par la commission de déontologie de la fonction publique, qui devait rendre un avis jeudi. Interrogé sur un possible conflit d'intérêts, Grégoire Kopp explique qu'il n'a jamais exercé un poste stratégique lors des différentes négociations entre l'Etat et Uber France, qu'il n'a pas travaillé sur les dossiers de fond et que les affaires concernant les taxis et les VTC sont gérées par les services du ministère de l'Intérieur.

Cette annonce intervient le jour où un chauffeur UberPOP, poursuivi pour exercice illégal de l'activité d'exploitant de taxi, a été relaxé par le tribunal correctionnel de Paris. Il s'agit d'une nouvelle étape du bras de fer qui oppose les taxis et les chauffeurs travaillant pour cette entreprise de VTC.

"UberPOP n'a pas de cadre légal, tout est à écrire"

Si Grégoire Kopp se défend d'avoir été impliqué dans ces négociations, il ne s'était pas privé de dénoncer, en décembre 2014, les pratiques de son désormais nouvel employeur, sur Twitter. Des sorties qui lui ont été rappelées sur le réseau social.

Des messages totalement assumés par l'intéressé et dont Uber a connaissance. Grégoire Kopp s'en est expliqué sur Twitter. Après avoir dénoncé les méthodes des dirigeants de l'entreprise, il espère désormais, avec "[ses] valeurs, contribuer à leur réflexion stratégique" et reconnaît qu'"UberPOP n'a pas de cadre légal, tout est à écrire".

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