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UberPop : déjà plus de 110 automobilistes verbalisés à Paris

En un mois et demi, plus d'une centaine de personnes ont reçu un PV pour avoir utilisé l'application UberPop, illégale depuis le 1er janvier.

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France Télévisions
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Des chauffeurs de taxis participent à une opération escargot, le 15 décembre 2014, à Paris, contre le service UberPop. (LIONEL BONAVENTURE / AFP)

Ils ont bravé l'interdiction en vigueur depuis le 1er janvier. Plus de 110 automobilistes ayant utilisé l'application UberPop pour transporter des passagers contre rémunération ont été verbalisés à Paris depuis le début de l'année, a annoncé, mercredi 18 février, le ministère de l'Intérieur.

Depuis le 1er janvier, la loi encadrant l'activité des taxis et de leurs concurrents légaux, les sociétés de VTC (voitures de tourisme avec chauffeur) est entrée en vigueur. Elle interdit de facto aux automobilistes d'utiliser UberPop. Ce service controversé, proposé par la société américaine Uber, met en relation, via une application smartphone, des passagers et des automobilistes qui ne sont pas des chauffeurs professionnels.

"Des procédures judiciaires en cours"

"Il s'agit d'un exercice illégal de la profession de taxi", résume le porte-parole du ministère de l'Intérieur, Pierre-Henry Brandet, lors d'une opération de contrôle organisée par la préfecture de police de Paris à la gare de Lyon. Depuis l'entrée en vigueur de la loi, "il y a eu une intensification des contrôles et des verbalisations", indique-t-il.

D'autres opérations de contrôle se sont déroulées, mercredi, à Lille, Lyon et Bordeaux, où trois chauffeurs utilisant UberPop avaient été interpellés le week-end dernier. "Toutes ces verbalisations viennent également nourrir des procédures judiciaires en cours sur le délit de mise en relation entre les clients et des automobilistes qui ne sont ni taxis ni VTC", ajoute Pierre-Henry Brandet.

Uber dépose plainte

La société Uber a déposé une nouvelle plainte contre la France devant la Commission européenne, après une première plainte en décembre 2014, indique, mercredi, le site des Echos. Il s'agit de parvenir à "l'annulation de la loi sur les taxis et les voitures de transport avec chauffeur (VTC)", selon le site.

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