Grande-Synthe : l'État reprend la main sur le camp de migrants

Le ministre de l'Intérieur doit se rendre pour la première fois dans le camp de réfugiés de Grande-Synthe. Un camp construit par Médecins sans frontières. 

France 2

En contrebas de l'autoroute, se trouvent 380 cabanons de bois. Il s'agit du camp de la Linière, ouvert il y a deux mois et demi par la mairie de Grande-Synthe (Nord) et Médecins sans Frontières. Un camp en dur avec des installations enfin aux normes fixées par le Haut-commissariat aux réfugiés. "On a six blocs de sanitaires à l'intérieur du camp, dix WC pour hommes, dix WC pour femmes, dix douches pour hommes, dix douches pour femmes", chiffre Gaël Manzi, de l'association Utopia56.

Conditions d'hébergement difficiles

On y trouve aussi une cuisine collective, un centre social, et un dispensaire, le tout géré par des dizaines de volontaires. Le matin, il y a peu d'activité du côté des réfugiés. Hawvee est arrivé en France il y a six mois. Comme lui, 80% des personnes qui occupent le camp sont kurdes et peinent à supporter les conditions d'hébergement. "On se sent encore en prison. D'un côté, il y a l'autoroute, de l'autre la voie ferrée. On ne peut pas sortir, ou alors on est loin de tout", exprime-t-il.
La venue de Bernard Cazeneuve sur le site ce lundi 30 mai signifie que l'État reprend la main sur le camp, avec le but de le fermer. Mais pour les humanitaires sur place, cette installation reste une solution.

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Des migrants entrent dans le nouveau camp de Grande-Synthe (Nord) le 7 mars 2016.
Des migrants entrent dans le nouveau camp de Grande-Synthe (Nord) le 7 mars 2016. (CITIZENSIDE / JULIEN PITINOME / AFP)