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Moselle : à 93 ans, il doit prouver qu'il n'est pas mort pour refaire ses papiers

Si la situation est à première vue cocasse, elle a causé une vive frayeur au fils du nonagénaire. C'est lui qui a en effet reçu un refus par courrier de la préfecture au prétexte que son père était mort.

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avec France Bleu Lorraine Nord - franceinfo
Radio France
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Préfecture de Moselle. (CLÉMENT LHUILLIER / RADIOFRANCE)

Un Mosellan a été déclaré mort par la préfecture qui l'a confondu avec un homonyme, rapporte jeudi 5 novembre France Bleu Lorraine Nord. Depuis, il se bagarre avec l'administration pour prouver qu'il est en vie.

Raymond Schmitt, habite à Fleury, au sud de Metz et est toujours bien portant à 93 ans. Malheureusement, il porte le même prénom et nom qu'un autre Mosellan, né exactement le même jour et la même année que lui, et décédé il y a quelques années.

La préfecture m'a dit que j'étais mort, "ça fait un choc quand même!"

Or, après un cambriolage en juin dernier, il a voulu refaire ses papiers, notamment sa carte grise. C'est alors qu'il a reçu cette réponse lunaire : "La préfecture a répondu que je ne pouvais pas avoir de nouvelle carte grise parce que j'étais mort, raconte-t-il. J'ai dit 'mais qu'est-ce que c'est que ça?'. Ça fait un choc quand même !", reconnaît le nonagénaire.

Cette histoire invraisemblable a provoqué des sueurs froides au fils de Raymond Schmitt quand il a reçu le mail de la préfecture : "J'ai tout de suite appelé mes parents parce que j'ai eu peur, souffle-t-il. C'est mon père qui a décroché, j'ai dit, 'Ah, tu es là ?' Il m'a demandé 'Pourquoi ?', je lui ai dit : 'Parce que la préfecture vient de me dire que tu étais mort'. Il m'a répondu : 'Écoute, on va faire tout de suite un trou !'. Ah ça, il ne perd pas son sens de l'humour, il en rigole !"

Si Raymond Schmitt a de l'humour, il est toujours en attente d'une nouvelle carte grise. Son fils a envoyé tous les documents nécessaires pour prouver que son père était bel et bien vivant, "notamment un certificat de vie, délivré par la mairie de Fleury et un acte de naissance". Raymond Schmitt de son côté toujours vivant et philosophe : "De toute manière, le bon Dieu ne veut pas encore de moi, le diable non plus".

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