Haut-Rhin : les déchets dangereux stockés dans les anciennes mines de Stocamine resteront définitivement sous terre

La décision de Barbara Pompili a soulevé la colère de ceux qui plaidaient pour en retirer un maximum avant de fermer le site.

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Un employé marche dans l'ancienne mine de potasse Stocamine, à Wittelsheim (Haut-Rhin), le 24 janvier 2019. (SEBASTIEN BOZON / AFP)

Après des années de débats et de tergiversations, la ministre de la Transition écologique a tranché. Barbara Pompili a annoncé, lundi 18 janvier, que les déchets industriels dangereux seraient enterrés définitivement dans les entrailles de Stocamine, ancienne mine de potasse de Wittelsheim (Haut-Rhin). "La ministre de la Transition écologique décide de lancer la réalisation du confinement du site sans déstockage complémentaire", est-il indiqué dans un communiqué du ministère

En complément, Barbara Pompili a choisi d'allouer une enveloppe de 50 millions d'euros "pour permettre un plan de protection de la nappe [phréatique] d'Alsace sur les cinq prochaines années" avec la dépollution, sous le pilotage de l'Ademe, de "plusieurs anciens sites industriels situés au-dessus de la nappe d'Alsace" et non en dessous comme Stocamine.

42 000 tonnes de déchets dangereux

Le sort de cette mine, qui renferme encore 42 000 tonnes de déchets dangereux, est sujet à polémique depuis plusieurs années. La décision de Barbara Pompili a soulevé la colère de ceux qui plaidaient pour en retirer un maximum avant de fermer le site. Co-auteur d'un rapport parlementaire sur le sujet, le député LR du Haut-Rhin Raphaël Schellenberger a "déploré cette décision". "Toujours en première ligne pour mettre en avant le principe de précaution, la ministre se trouve ici incapable de transformer ses paroles en actes. Encore une fois, le cynisme a décidé. L'écologie et le principe de précaution, c'est pour se faire élire", a-t-il dénoncé dans un communiqué.

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