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Gironde : six mois de prison pour harcèlement téléphonique de l'Elysée et de l'Administration pénitentiaire

Les appels, décrits comme "longs et fastidieux", démarraient sur un mode courtois, puis pouvaient devenir "agressifs, menaçants".

Article rédigé par franceinfo avec AFP
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Un homme de 55 ans a été condamné vendredi 25 novembre à Bordeaux (Gironde) à un an de prison dont six mois avec sursis, pour une pluie d'appels téléphoniques, à l'Elysée ou à la Direction de l'Administration pénitentiaire. (SIGRID OLSSON / ALTOPRESS / AFP)

Entre janvier 2014 et juillet 2015, il avait adressé au moins 66 coups de fil à l'Elysée et au moins 45 appels à la Direction de l'Administration pénitentiaire. Vendredi 25 novembre, un homme de 55 ans au passé judiciaire chargé, a été condamné à un an de prison dont six mois avec sursis, assortis de mise à l'épreuve de trois ans, avec obligation de soins, à Bordeaux (Gironde). 

Les appels, décrits comme "longs et fastidieux", démarraient sur un mode courtois, puis pouvaient devenir "agressifs, menaçants". En une occasion, il avait  menacé un conseiller de l'Elysée de lui "pourrir la vie"; en une autre il assura qu'on "se souviendrait de lui" et que "ça allait péter le 14 juillet". Des menaces que le prévenu a niées à l'audience, même s'il a jugé "probable" de s'être "un peu emporté".

Après des signalements pour ces appels, il avait été interpellé, en manquement à un contrôle judiciaire, et comparaissait détenu.

24 condamnations 

Ce Réunionnais installé en Gironde avait déjà écopé de 24 condamnations pour, entre autres, vols, conduite sans permis, refus d'obtempérer et outrage à magistrat. Il se dit victime d'un "complot" et d'un "acharnement" de la justice, depuis qu'il dit avoir été témoin de "l'assassinat" d'un détenu en prison au début des années 2000.

Le tribunal a ainsi retenu une "altération du discernement" suivant une expertise psychiatrique qui a relevé des "moments délirants", mais "un risque limité de dangerosité sociale"; une autre avait souligné chez lui une "psychose paranoïaque délirante" et un "discernement aboli". 

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