Eva Joly déterminée à être "candidate jusqu'au bout"

Sur le plateau du 20h de France 2 et dans une interview au quotidien "Le Monde", la candidate d'Europe Ecologie-Les Verts à la présidentielle opère, mardi, un retour médiatique agressif après l'épisode de l'accord entre son parti et le PS.

Eva Joly au Congrès des Verts européens, le 12 novembre 2011 à Paris. 
Eva Joly au Congrès des Verts européens, le 12 novembre 2011 à Paris.  (JOEL SAGET / AFP)

Après quelques jours de silence, Eva Joly annonce être "plus décidée que jamais" à porter les couleurs d'Europe Ecologie-Les Verts (EELV) à la présidentielle. Dans Le Monde daté du mercredi 23 novembre et sur le plateau du 20 heures de France 2, la candidate tente de reprendre la main.

• Sa candidature. Son silence médiatique des derniers jours, sa "prise de hauteur" stratégique, selon les termes des dirigeants écologistes, a alimenté des rumeurs d'abandon dans la course à la présidentielle, comme le rapporte Challenges. Invitée au 20 h de France 2, Eva Joly assure qu'elle n'a "jamais mis en doute le fait qu'elle serait candidate jusqu'au bout". Elle entend "faire un bon score" en 2012 et, pourquoi pas, prendre François Hollande comme Premier ministre.

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• L'accord signé entre EELV et le PS. "Cet accord ne [la] fait pas rêver", en raison de désaccords actés sur "l'EPR, la sortie du nucléaire, Notre-Dame-des-Landes [l'aéroport en projet près de Nantes], la réduction des déficits", confie-t-elle au quotidien. Cependant, elle note que "les négociateurs écologistes ont fait de leur mieux. Mais la vérité, c'est que les amis de François Hollande se sont révélés archaïques face à la modernité de notre projet". Eva Joly va jusqu'à qualifier la polémique de "tambouille politicienne".

• Le rôle d'Areva dans cet accord. "Outrée, scandalisée, de l'intervention d'Areva dans les discussions avec le PS", Eva Joly soupçonne les socialistes "d'être du bois dont on fait les marionnettes". "Ainsi, donc, une entreprise puissante obtenait en l'espace de quelques heures ce qu'elle voulait, c'est-à-dire le retrait, dans un texte politique, d'une disposition qui la gênait ?", s'interroge l'ancienne juge d'instruction, qui a redit son étonnement sur le plateau de France 2. 

Sa politique. "Une politique de civilisation", promet-elle. Les "valeurs", "le rétablissement dans notre pays d'une 'République exemplaire'", "la question sociale et de la crise" sont cités parmi ses thèmes de prédilection.  "L'austérité n'est pas une fatalité, défend-elle, sans justice sociale, la violence gagnera ce pays." Eva Joly veut "réussir le rendez-vous entre la France et l'écologie". Et assure n'être "pas rentrée en politique pour accepter les mœurs de ce petit monde, mais pour les changer".