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En images Migrants : retour sur 10 jours d'errance depuis l'évacuation du camp de La Chapelle, à Paris

Article rédigé par Marie-Adélaïde Scigacz
France Télévisions
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min

Ne trouvant que des solutions éphémères, les migrants évacués mardi 2 juin tentent de survivre, bougeant d'un emplacement de fortune à un autre. 

Les évacuations de campements menées depuis mardi 2 juin à Paris ont braqué les projecteurs sur eux. Les migrants fuyant depuis l'Afrique, avec l'Europe, et très souvent le Royaume-Uni, comme horizon, ont parfois vécu plusieurs semaines, voire des mois, sous le métro aérien, dans le quartier de La Chapelle.

Depuis le démantèlement de ce campement, des centaines de migrants errent, livrés à eux-mêmes, soutenus par des associations qui en appellent aux pouvoirs publics. Selon elles, une grande partie était sur le campement de La Chapelle évacué le 2 juin, mais le préfet d'Ile-de-France estime qu'il ne s'agit "pas nécessairement" des mêmes personnes. De nouveaux migrants, arrivés d'ailleurs en région parisienne voire directement via l'Italie, ont pu s'y ajouter.

La difficulté du recensement 

L'évacuation du campement de La Chapelle avait été préparé en amont par un recensement visant à répartir chacun dans le type d'hébergement adéquat selon qu'ils sont demandeurs d'asile (centre d'accueil dans la plupart des cas), familles avec enfants (hôtel sur une longue durée) ou en transit (hébergement d'urgence, souvent à l'hôtel). Mais "il y a une mobilité extrême entre les différents lieux où les gens dormaient, et le jour de l'évacuation, toute une série de gens n'avait pas été recensée", explique Pierre Henry, de l'association France terre d'asile.

A contrario, certains recensés n'étaient pas au campement le jour J, soit par peur du déploiement policier, soit parce qu'ils avaient entre-temps changé d'avis. Francetv info revient sur ces derniers jours chaotiques. 

Le 2 juin 2015, le campement de migrants qui se trouvaient sous le métro La Chapelle, à Paris, a été intégralement démantelé.  (LAURENCE GEAI / SIPA)
Les migrants qui étaient installés sous le métro aérien, à La Chapelle, à Paris, sont emmenés en bus, lors d'une opération encadrée par les forces de l'ordre, le 2 juin 2015.  (ALINE WEISS / SIPA)
87 migrants qui s'étaient installé rue Pajol, dans le 18e arrondissement de Paris, sont évacués le 8 juin. Avec des manifestants, ils ont formé une chaîne humaine.  (LAURENCE GEAI / SIPA)
Deux migrants discutent dans un camps installé sous le métro La Chapelle, à Paris, le 1er juin 2015.  (GEOFFROY VAN DER HASSELT / ANADOLU AGENCY / AFP)
Parmi les 380 migrants évacués du campement de La Chapelle, certains ont été provisoirement orientés vers des hôtels, comme ici, le 4 juin 2015, à Clichy-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), ou encore à Evry. D'autres ont pu compter sur la solidarité d'habitants et de nombreux autres ont dû établir d'autres campements dans Paris.  (LAURENCE GEAI / SIPA)
"Que fait la Cours européenne des droits de l'homme" ? peut-on lire sur une feuille de papier, brandie par un migrant qui a été embarqué par la police, après l'évacuation musclée de la halle Pajol, dans le 18e arrondissement de Paris, le 8 juin 2015.  (LAURENCE GEAI / SIPA)
Une centaine de migrants qui n'ont pas pu être relogés après l'évacuation du campement de La Chapelle se retrouve square Saint-Bernard, face à l'église du même nom, dans le 18e arrondissement de Paris, comme ici, le 4 juin 2015. Il seront évacué du lieu le lendemain.  (LAURENCE GEAI / SIPA)
Une femme enceinte, venue d'Erythrée, dans la corne de l'Afrique, dans le square qui fait face à l'église Saint-Bernard, le 4 juin 2015, dans le 18e arrondissement de Paris.  (LAURENCE GEAI / SIPA)
Après l'évacuation du square Saint-Bernard (18e), les migrants se retrouvent à nouveau repoussés au métro La Chapelle, à Paris, le 5 juin 2015.  (LAURENCE GEAI / SIPA)
Après l'évacuation du square Saint-Bernard, la police a tenté de disperser les migrants en leur faisant prendre le métro, à La Chapelle, à Paris, le 5 juin 2015.  (GEAI LAURENCE / SIPA)
Des migrants et des manifestants forment une chaîne humaine, rue Pajol, dans le 18e arrondissement de Paris, le 8 juin 2015.  (LAURENCE GEAI / SIPA)
Un migrant centrafricain montre, le 8 juin 2015, un papier tamponné par l'Office de l'immigration et de l'intégration. Photo prise par Pascal Julien, conseiller EELV dans le 18e arrondissement de Paris. (PASCAL JULIEN / TWITTER)
Des CRS évacuent un migrant près de la halle Pajol, à Paris, le 8 juin 2015. (LAURENCE GEAI / SIPA)
Le campement de migrants sous le métro aérien, à La Chapelle, Paris, le 29 mai 2015.  (BENOIT TESSIER / REUTERS)
Mardi 9 juin, une manifestation de soutien au migrants s'est tenu rue Pajol, dans le 18e arrondissement de Paris.  (LAURENCE GEAI / SIPA)
Un migrant soudanais qui s'est réfugié au Bois Dormoy, dans le 18e arrondissement de Paris, avec une cinquantaine de personnes.  (LAURENCE GEAI / SIPA)

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