Crash des Rafale: arrêt des recherches

La Marine nationale a annoncé dimanche l'arrêt des recherches du deuxième pilote des Rafale qui se sont abîmés jeudi

Un Rafale au décollage à la base de Landivisiau (Finistère)
Un Rafale au décollage à la base de Landivisiau (Finistère) (© AFP PHOTO / FRED TANNEAU)
La Marine nationale a annoncé dimanche l'arrêt des recherches du deuxième pilote des Rafale qui se sont abîmés jeudiLa Marine nationale a annoncé dimanche l'arrêt des recherches du deuxième pilote des Rafale qui se sont abîmés jeudi

"Toutes les pistes permettant de garder espoir ayant été investiguées, il a été décidé d'arrêter les recherches aériennes de l'ancien pilote de l'aéronavale aujourd'hui à 21h00" a annoncé la Marine nationale.

Les deux Rafale s'étaient abîmés en mer, à une trentaine de km à l'est de Perpignan.

"Après toutes ces recherches, nous n'avons pas d'élément permettant de dire qu'il (le pilote) se soit éjecté", a précisé le capitaine de vaisseau Hugues Du Plessis d'Argentré, commandant du Sirpa marine, interrogé par l'AFP, laissant entendre que le pilote pourrait être resté prisonnier de son appareil qui gît par 600 mètres de fond.

Le signal des balises des deux Rafale qui sont tombés jeudi en Méditerranée alors qu'ils rejoignaient le porte-avions Charles-de-Gaulle à l'issue d'une mission d'essai, a été perçu, avait annoncé samedi la Marine. Dans le même temps, un débris d'aile avait été retrouvé en mer
Le premier pilote de l'avion construit par Dassault avait pu s'éjecter et être récupéré par les secours.

Au moment du crash, les deux appareils étaient en train de regagner le porte-avions Charles de Gaulle au large de Perpignan.

"Une collision" ?
"Il semblerait que ces deux avions se soient heurtés, qu'il y ait eu une collision", a déclaré le ministre de la Défense, Hervé Morin.

"A priori, cela n'a rien à voir avec l'avion [construit par Dassault, NDLR] et il s'agit d'un accident de vol", a-t-il rapporté. Cet accident s'est produit alors que la France est entrée récemment en négociations avec le Brésil pour la vente de 36 Rafale. L'avion n'a encore jamais été vendu à l'étranger.

Après le choc, l'avion est parti en vrille et l'un des pilotes a pu s'éjecter. Il a alors constaté que "l'avion de son camarade continuait à voler", a dit Hervé Morin.

Les deux pilotes impliqués dans l'accident sont des pilotes d'essai, a précisé le commandant Bonneau, sans préciser leurs identités et grades. Celui qui est porté disparu totalise 5.000 heures de vol et est âgé de 45 ans. Le second, qui s'est éjecté et a qui ne souffre que de très légères blessures dues à l'éjection, a 40 ans et a effectué 3000 heures de vol.