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Le collectif des victimes de la catastrophe de Furiani milite pour "qu'on ne joue plus au football le 5 mai"

La Corse et le sport dans son ensemble commémorent samedi les 26 ans de la catastrophe de Furiani. Le collectif des victimes souhaite sacraliser le 5 mai et faire qu'aucune rencontre de football ne soit jouée ce jour-là.

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avec France Bleu RCFM - franceinfo
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Le 5 mai 1992, la tribune Nord du stade Furiani s'est effondrée avant le coup d'envoi de la demi-finale de la Coupe de France entre Bastia et l'OM, faisant 19 morts et 2 357 blessés. (GERARD BALDOCCHI / MAXPPP)

Une journée d'étude intitulée "Quand le sport devient tragédie" est organisée à Bastia samedi 5 mai, 26 ans après le drame de Furiani. Journée à laquelle participe notamment la ministre des Sports, Laura Flessel. Une visite attendue par le collectif des victimes de la catastrophe. Le 5 mai 1992, lors de la demi-finale de la coupe de France de football opposant le Sporting Club de Bastia à l'Olympique de Marseille, une tribune provisoire s'était effondrée juste avant le coup d'envoi, faisant 19 morts et 2 357 blessés. "Je me souviens encore où j'étais ce jour-là, j'étais à l'INSEP [l'Institut national du sport, de l'expertise et de la performance] à l'entraînement. Et ça a été l'arrêt de l'entraînement puisqu'il y avait une profonde tristesse pour toutes les victimes et leur famille", se souvient Laura Flessel. Aujourd'hui, en tant que ministre des Sports, je me dois d'être auprès des victimes et de la Corse."

Ce type de catastrophe "ne doit plus se reproduire", insiste Laura Flessel, qui dit aussi soutenir la décision de Nathalie Boy de la Tour, présidente de la Ligue de football professionnelle, "de sanctuariser la date du 5 mai pour qu'aucun match ne soit joué".

Nous devons tous être ensemble et ne pas oublier cette date pour justement travailler avec l'objectif de toujours avoir des infrastructures sportives sécurisées.

Laura Flessel, ministre des Sports

En 2015, un accord a été passé avec le ministère des Sports pour qu'aucune rencontre de compétition nationale de football ne soit jouée le 5 mai, si cela tombe un samedi. Un premier pas pour le collectif des victimes qui souhaite aller plus loin, comme l'explique Didier Grassi, son porte-parole : "La sacralisation du 5 mai, comme on l'appelle, n'est appliquée que lorsque c'est un samedi, c'est déjà un premier pas", explique-t-il. "Nous ce qu'on l'on souhaite, c'est qu'on ne joue plus au football le 5 mai, peu importe le jour de la semaine, lundi, mardi, mercredi... En tout cas pour des compétitions nationales comme ça a été acté pour ce samedi 5 mai 2018. Si on obtient ça, ce sera déjà très bien", poursuit le porte-parole au micro de Christophe Giudicelli de France Bleu Corse Frequenza Mora. 

Didier Grassi espère aussi le soutien de la ministre de Sports dans les démarches portées par le collectif des victimes de la catastrophe de Furiani, comme "la pérennisation de cette journée d'étude et d'autres actions qui pourraient être initiées par le ministère des Sports et les autorités du football français".

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