Corse : la liste nationaliste "Pé a Corsica" largement en tête du premier tour des élections territoriales avec 45,36% des voix

Ce scrutin inédit donnera naissance à une nouvelle collectivité unique. 

Gilles Simeoni (au centre, en cravate), tête de liste des nationaliste de \"Pé a Corsica\", fête son score au premier tour des élections territoriales en Corse, le 3 décembre 2017 à Bastia (Haute-Corse).
Gilles Simeoni (au centre, en cravate), tête de liste des nationaliste de "Pé a Corsica", fête son score au premier tour des élections territoriales en Corse, le 3 décembre 2017 à Bastia (Haute-Corse). (PASCAL POCHARD-CASABIANCA / AFP)
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La liste nationaliste "Pé a Corsica", union des autonomistes de Gilles Simeoni et les indépendantistes de Jean-Guy Talamoni, est arrivée largement en tête du premier tour des élections territoriales en Corse, dimanche 3 décembre, avec 45,36% des suffrages. Ce scrutin inédit donnera naissance à une nouvelle collectivité unique.

Deux listes de droite devant LREM

Suivent deux listes de droite, celle du régionaliste Jean-Martin Mondoloni (14,97%) puis celle de Valérie Bozzi, soutenue par Les Républicains (12,77%). Le candidat soutenu par La République en marche, Jean-Charles Orsucci, est quatrième (11,26%) et peut également se maintenir ou fusionner au second tour. Les indépendantistes menés par Paul-Félix Benedetti, eux, échouent en dessous des 7% nécessaires pour se maintenir (6,69%).

C'est Gilles Simeoni, président sortant du conseil exécutif de Corse, qui mène la liste "Pé a Corsica". L'accord de mandature entre son parti, Femu a Corsica (Faisons la Corse), et celui de Jean-Guy Talamoni, Corsica Libera (Corse libre), écarte l'idée de l'indépendance, ce qui a pu rassurer l'électorat. Il vise l'obtention d'un véritable statut d'autonomie dans les trois ans et sa mise en oeuvre effective dans les dix ans.

Deux ans seulement après les régionales de décembre 2015, environ 140 000 électeurs corses étaient appelés aux urnes. L'adoption, en février 2017, du projet de loi "NOTRe" (Nouvelle organisation territoriale de la République) a créé une nouvelle instance, la Collectivité territoriale unique (CTU), qui naîtra officiellement le 1er janvier de la fusion des deux départements actuels et de l'ancienne collectivité territoriale (région).