Cinq morts découverts dans un pavillon à Garons, près de Nîmes

Les pompiers intervenaient pour un départ de feu quand ils ont trouvé les corps de deux adultes et trois enfants.

Des gendarmes et pompiers à Garons (Gard), devant la maison où ont été découverts cinq morts, le 21 janvier 2013.
Des gendarmes et pompiers à Garons (Gard), devant la maison où ont été découverts cinq morts, le 21 janvier 2013. (PASCAL GUYOT / AFP)

Il pourrait s'agir d'un drame familial. Les corps de cinq personnes d'une même famille ont été découverts dans un pavillon près de Nîmes (Gard) lundi 21 janvier, selon nos confrères de France 3 Languedoc-Roussillon.

Alertés par un voisin, les pompiers intervenaient sur un départ de feu dans cette habitation, située à Garons, à une dizaine de kilomètres au sud de Nîmes, quand ils ont trouvé, vers 19h30, les corps de deux adultes et trois enfants. Une famille sans histoires et charmante, selon ses voisins.

Les victimes égorgées ?

D'après Midi Libre, les trois enfants avaient 4, 11 et 16 ans. L'homme était âgé de 50 ans et sa compagne de 40 ans. Un correspondant de l'Agence France-Presse a précisé dans un premier temps sur Twitter qu'à l'arrivée des secours, deux personnes vivaient encore, mais sont finalement mortes. Il a ajouté que "le père aurait égorgé sa femme, les enfants (...), mis le feu à la villa et se serait suicidé".

 

 

Interrogé par l'AFP sur les causes des décès, le colonel de gendarmerie Pierre Poty s'est refusé à tout commentaire et a estimé qu'il n'était "pas totalement" exact d'affirmer que les cinq victimes avaient été égorgées. Aucune hypothèse sur les circonstances de la mort de ces cinq personnes n'est écartée, a-t-il ajouté.

Le père "était gentil, jamais en colère"

Dans la soirée, les pompiers ont laissé la place aux gendarmes qui ont interdit l'accès à l'impasse de ce quartier pavillonnaire. La procureure de la République à Nîmes, Laure Beccuau, s'est rendue sur place et s'est refusée à tout commentaire avant une conférence de presse qu'elle devrait tenir mardi en fin de matinée.

Dans le quartier que la famille habitait depuis sept ou huit ans, selon des voisins, l'incompréhension se mêle à la tristesse après la mort de "gens charmants", un couple "hyper sympa", et des trois enfants. "C'est un drame", a dit en pleurs une habitante jointe au téléphone par l'AFP. "Je ne comprends pas ce qui s'est passé. Je suis atterré. Ce n'est pas possible que ce soit lui qui ait tué sa femme et les trois enfants comme on l'entend. Il était gentil, jamais en colère", a commenté un voisin avec lequel le père de famille bricolait régulièrement. "On ne les connaissait pas bien. Mais c'était des gens sans histoires, gentils, discrets. On voyait les enfants jouer comme tous les autres", a raconté un autre, qui a assuré n'avoir rien entendu jusqu'à "l'arrivée des pompiers".