Attentats de 95: Rachid Ramda rejugé à Paris

Le procès en appel de l'islamiste algérien Rachid Ramda a commencé mercredi devant la cour d'assises spéciale de Paris

Dessin de Rachid Ramda lors de son premier procès en 1995
Dessin de Rachid Ramda lors de son premier procès en 1995 (© France 2)
Le procès en appel de l'islamiste algérien Rachid Ramda a commencé mercredi devant la cour d'assises spéciale de ParisLe procès en appel de l'islamiste algérien Rachid Ramda a commencé mercredi devant la cour d'assises spéciale de Paris

Il avait été condamné à la prison à vie en 2007 pour son implication dans les attentats de 1995 à Paris, dont celui de la station de RER Saint-Michel (8 morts, 150 blessés).

Rachid Ramda, actuellement incarcéré à Fresnes (Val-de-Marne), a toujours nié avoir financé ces attentats pour le compte du Groupe islamique armé (GIA) algérien.

Son procès devrait durer un mois.

Rachid Ramda a fait appel du verdict qui l'avait condamné à la prison à perpétuité assortie d'une peine de sûreté de 22 ans, conformément aux réquisitions de l'avocat général qui avait demandé la peine maximale.

Il avait été reconnu coupable de complicité d'assassinat et de tentatives d'assassinats pour l'attentat meurtrier du 25 juillet 1995 à la station Saint-Michel, et deux autres perpétrés en octobre de la même année aux stations Maison-Blanche et Musée d'Orsay, qui avaient fait des dizaines de blessés.

Condamné en 2006 à dix ans de prison dans le volet délictuel de l'affaire, il avait été en 2002 le grand absent du procès criminel. Celui-ci s'était soldé par la condamnation à la prison à vie de Boualem Bensaïd et Smain Aït Ali Belkacem, reconnus comme les deux auteurs principaux des attentats.

Arrêté le 4 novembre 1995 à Londres, où il travaillait au journal Al-Ansar, considéré comme un bulletin de propagande du GIA, il n'avait été extradé de Grande-Bretagne que dix ans plus tard, au terme d'une longue bataille de procédure.